Les infrastructures dans un même plan

Par Jeune Afrique

Le transport est un des nombreux axes d'action du Pida. © Vincent Fournier pour J.A.

le programme de développement des infrastructures en afrique (Pida) a été officiellement lancé, le 24 juillet, par les chefs d’État africains réunis à Kampala. Pour Donald Kaberuka, président de la Banque africaine de développement (BAD) qui sera l’organe d’exécution du Pida, « c’est un pas important dans la bonne direction, celle qui consiste à se donner les moyens d’accroître la production, d’être compétitif et d’améliorer le niveau de vie ». Ce programme unifié mettra fin à la cacophonie actuelle des multiples plans d’action (Nepad, Infrastructure Consortium for Africa…) et de projets lancés à droite et à gauche.

Le « rapport de démarrage » du Pida (280 pages) a été réalisé pour 3,3 millions d’euros par un consortium international sous la direction de Sofreco (société de conseil française), chef de file entouré de six autres bureaux d’études spécialisés. L’objectif est de mettre en place « une vision et des politiques de développement des infrastructures à l’échelle régionale et continentale ». Les études sectorielles, qui seront prêtes en novembre 2011, offriront une analyse détaillée des diverses options stratégiques à l’horizon 2040, pour donner aux populations et aux entreprises africaines un « accès fiable » au transport (terre, air, mer, fleuve), à l’énergie (classique et renouvelable), à l’eau, aux télécommunications et aux nouvelles technologies.