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Les banques chinoises à pas mesurés

Au moment où les établissements français et africains affinent leurs stratégies respectives sur le continent, les chinoises semblent encore à la recherche d’un modèle pour investir les marchés africains. Toutefois, avec le niveau sans cesse croissant des investissements de l’empire du Milieu en Afrique, leur présence va certainement se renforcer. Quoi qu’il en soit, affirme Luca Del Conte, un analyste financier basé à Londres, ces banques restent des concurrentes à prendre très aux sérieux sur tous les marchés émergents. En Afrique, leur démarche a jusque-là consisté soit à prendre des participations minoritaires, soit à signer des accords de représentation réciproque. Les ouvertures de filiales sont encore à l’état embryonnaire.

Ainsi en 2007, l’Industrial and Commercial Bank of China (ICBC), première banque chinoise et la plus active sur le continent, a racheté environ 20 % de Standard Bank, leader en Afrique du Sud, pour 5,46 milliards de dollars (environ 4 milliards d’euros à l’époque). Et en janvier 2010, elle a conclu avec Ecobank un accord afin d’ouvrir des guichets dans les filiales du groupe panafricain, avec pour objectif de suivre ses clients sur le continent. Par ailleurs, des négociations ont été entamées l’année dernière au Cap-Vert et en Guinée-Bissau par des dirigeants du groupe Banque de Chine pour ouvrir des succursales dans ces deux pays avant la fin de 2010. « L’intérêt des banques chinoises pour les établissements subsahariens devrait grandir dans le moyen terme », prévoit Luca Del Conte.

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