Affaire ICC Services : « sérénité » au Palais

Par Jeune Afrique

Le président béninois Boni Yayi. © Luc Gnago/Reuters

Les "révélations" du ministre limogé Armand Zinzindohoué sur l'affaire ICC Services ne semblent pas inquiéter le président Boni Yayi.

Après les révélations d’Armand Zinzindohoué, l’ancien ministre de l’Intérieur, dans l’affaire ICC Services, l’entourage du chef de l’État béninois se déclare « totalement serein ». Dans un document – passablement confus et elliptique par endroits – rendu public le 8 septembre, l’ex-ministre, limogé en juillet pour son implication dans ce scandale financier, affirme avoir rencontré ces « Madoff béninois » au domicile de Boni Yayi. Il évoque également une rencontre, en octobre 2009, entre le chef de l’État et Guy Akplogan, PDG d’ICC Services, à l’occasion de la cérémonie de deuil organisée pour un pasteur évangélique, le révérend Agbossi. Jusqu’à présent, les autorités ne reconnaissent qu’une seule audience publique au Palais, en janvier 2010. « Il n’y a rien dans ce mémorandum. Depuis quand devrait-on poursuivre un président qui va se recueillir devant la dépouille d’un chef religieux ? » commente un proche du chef de l’État.

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