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Présidentielle 2011 : quelles règles du jeu ?

Pour l’instant, tout est incertain. D’abord la date. L’abbé Apollinaire Malu Malu, président de la Commission électorale indépendante (CEI), propose la tenue des législatives et du premier tour de la présidentielle le 27 novembre 2011. Second tour, le 26 février 2012. Deux problèmes. Primo, la CEI doit être prochainement remplacée par une nouvelle Commission électorale nationale indépendante (Ceni), et plusieurs juristes contestent à l’abbé le droit de fixer le calendrier. Secundo, le mandat de Joseph Kabila prend fin le 6 décembre 2011 ; avec ce chronogramme, on se dirige donc vers un vide institutionnel.

Le nombre d’électeurs est tout aussi aléatoire. En 2006, quelque 25 millions de personnes avaient officiellement été inscrites à travers tout le territoire au terme d’une année de prouesses techniques, notamment de la part de la Monuc. Aujourd’hui, la solution la plus simple serait de rayer des listes électorales les personnes décédées depuis 2006 et d’y ajouter les personnes nouvellement adultes. Mais les autorités veulent tout reprendre à zéro. Il va donc falloir recenser à nouveau plus de 20 millions de personnes, puis leur distribuer de nouvelles cartes d’électeur…

Enfin – et surtout –, le pouvoir semble désireux de changer les règles du jeu. Le 15 septembre, à l’ouverture de la nouvelle session parlementaire, le parti PPRD a annoncé dans les couloirs du Palais du peuple qu’il souhaitait faire supprimer le second tour de la présidentielle. Raison invoquée : le manque d’argent… L’opposition crie au viol de la démocratie. La loi électorale sera-t-elle révisée ? Belles empoignades en perspective. 

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