Le coton au plus haut depuis 140 ans à New York

Par Jeune Afrique

L'"or blanc" a battu un nouveau record à la Bourse de New York. © AFP

Le coton a battu un nouveau record mercredi à la Bourse des matières premières de New York en atteignant 1,369 dollars la livre. C'est le plus haut niveau jamais constaté depuis 140 ans.

De mauvaises récoltes (en Chine, en Inde et au Pakistan), la reprise de l’industrie textile asiatique et, partant, la diminution sensible des stocks mondiaux expliquent cette tendance haussière.

« Durant la crise, les sociétés cotonnières ont accumulé les pertes et différé leurs paiements aux paysans, d’où la chute de la production. Cette hausse des cours va redonner confiance à l’ensemble des opérateurs. Nous constatons un frémissement des banquiers, qui sont prêts à financer la prochaine campagne », explique Jean-Pierre Vial, directeur général adjoint de Geocoton (ex-Dagris).

En Afrique francophone (la moitié de la production du continent), les clignotants sont repassés au vert. Les prévisions sont de 660 000 tonnes de fibres en 2010-2011, contre 478 000 t pour 2009-2010. Au début des années 2000, les cotonculteurs maliens, burkinabè, béninois, ivoiriens, sénégalais et tchadiens dépassaient 1 million de tonnes.

Il faut néanmoins se garder de tout triomphalisme. « La baisse des rendements est continue depuis 1985, et la fertilité des sols s’est dégradée », s’inquiète Henri Clavier, directeur général adjoint de Sodecoton, au Cameroun. La production moyenne en Afrique est de 805 kg par ha, contre 1 250 kg/ha entre 1996 et 2004. « L’engouement des marchés nous offre de nouvelles marges de manœuvre pour devenir plus performants », espère Boubacar ­Kamissokho, directeur des opérations cotonnières de Sodefitex, au Sénégal.

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