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"Cet article est issu du dossier" «Télécoms : la course à la 3G»

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Internet : les enjeux de la téléphonie IP

Par Jeune Afrique

Skype, comme ses concurrents, est un bon moyen d'appeler à l'étranger à peu de frais. © AFP

Téléphoner par internet est devenu monnaie courante. Et les logiciels pullulent sur la Toile.

Une petite baraque qui ne paie pas de mine, devant laquelle on peut voir d’assez loin des gros chiffres indiquant le prix des communications à destination de l’international. Tel est le visage le plus connu de la téléphonie sur Internet Protocol (IP) dans les principaux centres urbains d’Afrique subsaharienne. Le faible taux de pénétration des ordinateurs personnels et le nombre restreint de personnes dotées de moyens de paiement électroniques favorisent le passage dans les cybercafés et les call shops de clients qui veulent appeler à l’étranger sans trop faire souffrir leur porte-monnaie. Ces boutiques achètent en gros à des opérateurs de téléphonie sur IP, le plus souvent localisés en Amérique du Nord et en Europe, des minutes de communication revendues ensuite à leurs clients.

Net2Phone, Iperbill, Bisatel, Vyke, Skype… Les acteurs internationaux sont nombreux sur cette niche et utilisent beaucoup de sous-traitants opérant souvent en marque blanche (sans apparition d’une marque particulière). Certains d’entre eux offrent des solutions satellitaires, s’affranchissant des fournisseurs d’accès internet locaux, tandis que d’autres s’adressent au marché des grandes entreprises, permettant aux différents sites de communiquer entre eux à des coûts bien plus bas que ceux des opérateurs de téléphonie classiques.

Modifier la législation

L’expansion de l’internet va-t-elle restructurer le marché des télécommunications au profit de la téléphonie sur IP ? « Il faudrait que certains États, qui ont tendance à favoriser les acteurs historiques, modifient la législation. En l’état actuel des choses, notre activité est illégale dans notre pays si l’on s’en tient aux textes », déplore un entrepreneur camerounais évoluant dans ce secteur.

Certains acteurs tentent, dans cette ambiance de transition, de préparer l’avenir. Ainsi, Alink Telecom, filiale du groupe Atlantique présente dans douze pays d’Afrique, déploie dans un maximum d’implantations la carte prépayée Kibaro, qui permet de passer des appels sur IP en transitant par son téléphone, sur le modèle des cartes qui se vendent en Occident. De son côté, Vyke a mis en place une application adaptée aux terminaux bon marché, et qui permet d’accéder à la voix sur IP à partir de leur téléphone en utilisant le wifi et la 3G. Mais les opérateurs de téléphonie mobile locaux anticipent et cassent déjà leurs prix à l’international.

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