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Hussein Massoud : « Nous aiderons tous les transporteurs à desservir toutes les destinations »

Le président du comité exécutif de l’Association des compagnies aériennes africaines (Afraa) et d'Egyptair souhaite davantage de coopération entre les groupes du continent.

Jeune Afrique : Comment les compagnies africaines peuvent-elles améliorer leur crédibilité dans l’opinion internationale ?

Hussein Massoud : Notamment par la coopération. Nous avons récemment annoncé, avec Ethiopian Airlines et South African Airways, la possibilité de créer une nouvelle compagnie, mais notre partenariat vise aussi à partager nos différentes expériences avec les plus petits transporteurs africains, surtout ceux qui sont interdits en Europe. Nous voulons, par des échanges d’informations, par la formation, par l’accès à nos différents centres de maintenance, aider ces compagnies à améliorer leurs performances. Elles deviendront ainsi plus crédibles et pourront obtenir le droit de desservir toutes les destinations.

Vous parlez de renforcer la coopération, mais en Afrique du Nord elle est totalement absente…

L’année dernière, j’ai été élu président du comité exécutif de l’Association des compagnies aériennes arabes (Aaco). À ce poste, j’ai pu constater que certaines compagnies d’Afrique du Nord ne participaient pas aux réunions de l’Aaco. Dans ces conditions, il est forcément difficile de coopérer.

Vous venez d’être nommé à la présidence du comité exécutif de l’Association des compagnies aériennes africaines (Afraa). Que comptez-vous faire à ce poste ?

Pour défendre valablement les intérêts de ses membres, l’Afraa doit occuper la place qui est la sienne parmi les autres associations internationales d’aviation civile. Aujourd’hui, l’Afraa est loin derrière son équivalente des pays arabes, l’Aaco. Pour rattraper ce retard, nous allons créer une base de données chiffrées pour toutes les compagnies existantes. L’idée est de recenser tous les problèmes du secteur (financiers, techniques, formation…) et de tenter d’y trouver les solutions appropriées.

Quels sont les projets d’Egyptair au sud du Sahara ?

Nous allons poursuivre l’extension de notre réseau subsaharien. Nous avons ouvert des escales à Dar es-Salaam et à Abuja, et dès janvier 2011 nous en ouvrirons à Abidjan et à Lusaka… Et nous allons progressivement accroître nos fréquences sur les destinations desservies.

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