Fermer

Attentat 
de Noël

Lundi 20 décembre, quartier de River Road, Nairobi, Kenya. Il est 19 h 30 et de nombreux passagers font la queue devant le bus qui doit les conduire à Kampala, en Ouganda. Trois hommes portant une valise tentent de forcer le passage. Les responsables de la sécurité s’interposent. Le ton monte. On en vient aux mains. La valise tombe. Une violente explosion déchire la nuit. Bilan : au moins trois morts et 41 blessés, aussitôt évacués vers différents hôpitaux de la ville. Une des victimes serait l’un des trois hommes ayant tenté de monter à bord du bus. Les passagers blessés sont en majorité kényans et ougandais. Le président Mwai Kibaki a aussitôt assuré que tout serait mis en œuvre pour garantir la sécurité des Kényans et promis qu’une enquête permettrait de faire toute la lumière sur l’événement.

Pour l’heure, en l’absence de preuves et de revendication, les regards se tournent vers des groupes extrémistes comme les milices somaliennes Shebab ou d’autres groupes affiliés à Al-Qaïda. Peu de temps avant l’explosion, le chef de la police ougandaise avait en effet lancé un avertissement appuyé. Selon lui, des militants islamistes préparaient des attentats pour les fêtes de fin d’année.

L’Ouganda fournit actuellement le gros des forces de la Mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom) et a connu, le 11 juillet dernier, une attaque terroriste revendiquée par les milices Shebab (76 morts). Le Kenya, qui est comme l’Ouganda un proche allié des États-Unis, n’oublie pas les attentats revendiqués par Al-Qaïda, qui ont plusieurs fois ensanglanté son territoire, en 1998 et 2002 notamment. Le vice-président Kalonzo Musyoka s’est adressé aux Kényans pour leur demander de « ne pas interrompre leurs vacances de Noël en cédant à la peur ».

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici