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Crise ivoirienne : le mystère IB

Le sergent-chef Ibrahim Coulibaly : un itinéraire sinueux. Ici à Fresnes en 2003. © Jean Ayissi/AFP

Impliqué dans les coups d’État de décembre 1999 et de septembre 2002, puis utilisé par le camp Gbagbo pour déstabiliser les Forces nouvelles (FN), qui l’avaient écarté, le sergent-chef Ibrahim Coulibaly, dit IB, refait surface à la faveur de la crise postélectorale ivoirienne.

Plusieurs sites d’information ont d’abord fait état, fin janvier, d’un rapprochement entre l’ancien putschiste et le chef d’état-major de l’armée, le général Mangou, avant qu’un des proches collaborateurs d’IB, Timité Ben ­Rassoul, ne démente l’information.

IB, 47 ans, qui vivait en exil entre l’Europe et l’Afrique, affirme être à la tête d’un mouvement, les Forces de défense et de sécurité impartiales, qui met en déroute les forces fidèles à Laurent Gbagbo dans le quartier d’Abobo. Une information que ne confirment ni le camp Ouattara ni les FN. IB conserve toutefois un réseau de déserteurs des FN à Anyama, Yopougon et Abobo, qui cohabitent avec des jeunes de ces quartiers et des militaires favorables à Ouattara. Il a par ailleurs repris langue avec les hommes de Guillaume Soro. Va-t-on vers un rapprochement des deux anciens « frères » rebelles ? Ces deux-là peuvent-ils s’unir pour chasser Gbagbo du pouvoir ?

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