Arbitrage : encore trop peu de ténors locaux

Le Marocain Azzedine Kettani, avocat d'affaires. © D.R.

Hôtel Ritz, place Vendôme à Paris. Azzedine Kettani est un habitué des lieux. Ce professeur de droit, à la tête d’un des principaux cabinets d’avocats d’affaires au Maroc, nous reçoit dans l’un des plus prestigieux palaces de la capitale. L’objet de la rencontre ? L’arbitrage international, dont il est l’un des rares représentants africains. Un pied sur le continent, un autre à Paris, Londres ou Washington. Le jeu en vaut la chandelle : un arbitre nommé dans une procédure internationale gagne au minimum 2 000 euros par jour de travail. Et l’addition peut vite monter.

Comme Azzedine Kettani, les Tunisiens Fathi Kemicha et Ali Mezghani, également avocats, œuvrent régulièrement à la Chambre de commerce internationale. Une maison que l’Algérien Mohamed Chemloul, ancien secrétaire général de Sonatrach, connaît également très bien. Au sud du Sahara aussi, ils sont quelques-uns à exercer leurs talents d’arbitres à l’international. Parmi eux, le prestigieux magistrat sénégalais Seydou Ba et son compatriote, ancien bâtonnier, Ely Ousmane Sarr. Ou encore l’avocat d’affaires malien Mamadou Ismaila Konaté et le professeur de droit camerounais Gaston Kenfack Douajni, tous deux d’infatigables promoteurs de l’arbitrage en Afrique.