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Tunisie : un quatuor d’Al-Qaïda bien inquiétant

Les djihadistes d'Aqmi tentent de déstabiliser la jeune démocratie tunisienne. © AFP

Les deux minicommandos djihadistes arrêtés dans le sud de la Tunisie au mois de mai auraient été chargés de préparer des attentats à l’explosif.

Ce n’est pas un seul groupe présumé membre d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) que les forces de sécurité tunisiennes ont arrêté dans le sud au mois de mai, mais deux. Le premier, c’était le 11 mai, à l’hôtel Médina de Tataouine. Il était composé de deux jeunes Libyens. Au départ, les autorités ont déclaré qu’ils avaient une « bombe artisanale », venaient d’Algérie et comptaient poursuivre leur route vers la Libye. C’était pour se donner le temps d’approfondir l’enquête.

Le second groupe a été arrêté dans la nuit du 14 au 15 mai, dans la montagne de Nekrif, à 25 km de Remada. C’est une unité saharienne de la garde nationale qui lui a donné l’assaut après avoir reçu des renseignements sur la présence d’étrangers.

D’après des sources sécuritaires, le groupe est composé d’un Algérien surnommé « Abou Meslem », qui a rejoint Aqmi il y a une douzaine d’années, et d’un Libyen, dont le nom de guerre est « Abou Batin », qui a reçu, il y a cinq ans, une formation dans le camp d’entraînement d’Aqmi près de Bir el-Ater, à 87 km au sud de Tebessa, en Algérie. Tous deux faisaient partie d’une section d’Aqmi qui aurait été chargée, au lendemain de la révolution du 14 janvier, de préparer des attentats à l’explosif en Tunisie. Ils s’y sont rendus séparément et à des dates différentes dans la deuxième quinzaine d’avril, via la frontière algéro-tunisienne, pour gagner ensuite les montagnes de Beni Khedache, à une cinquantaine de kilomètres de Tataouine.

Arsenal

Les autorités ont saisi trois kalachnikovs, des munitions, des chargeurs et des explosifs TNT, ainsi qu’un GPS, deux téléphones portables, un faux passeport libyen, des euros et des dinars. Lors de l’interrogatoire, ils ont reconnu qu’il y avait d’autres groupes d’Aqmi qui se dirigeaient vers le nord du pays. Des aveux qui ont sans doute permis aux enquêteurs de remonter jusqu’au commando neutralisé à Rouhia, dans le centre-ouest, le 18 mai.

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