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G20 agricole : quel « plan d’action » contre la volatilité des prix ?

Bruno Le Maire, ministre français de l'Agriculture. © SIPA

À Paris, le sommet du G20 agricole a adopté le 23 juin à l’unanimité un "plan d’action" contre la volatilité des prix qui servira de base au prochain G20 de novembre. Précisions sur les avancées des cinq points du "plan d'action".

Pour la première fois, les ministres de l’Agriculture se sont parlés au G20 agricole et se sont entendus sur un « plan d’action sur la volatilité des prix alimentaires et sur l’agriculture », qui servira de base au sommet des chefs d’État et de gouvernement du G20 de novembre, à Cannes.

Voici les avancées réelles sur les cinq points du « plan d’action » :

  • 1. Amélioration de la production et de la productivité agricoles : une « initiative internationale de recherche pour l’amélioration du blé » devrait notamment aboutir au séquençage du génome de cette céréale vitale.
  • 2. Amélioration de l’information et de la transparence des marchés, afin de réduire les inquiétudes génératrices de volatilité des prix : un « système d’information sur les marchés agricoles » créera une base de données, dans le cadre de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), sur les productions, la consommation et les stocks de denrées alimentaires.
  • 3. Coordination politique internationale : un « Forum de réaction rapide » débattra des réponses à apporter à une pénurie, par exemple. Les interdictions d’exporter ne s’appliqueront plus aux organisations humanitaires.
  • 4. Amélioration de la gestion du risque agricole et de la sécurité alimentaire : une boîte à outils mettra à la disposition des pays en développement des instruments d’assurance, afin d’amortir le choc de la volatilité des prix alimentaires.
  • 5. Régulation des marchés agricoles : afin de « lutter contre les abus, nous proposons aux ministres des Finances de nos pays de créer des limites de position » d’achat ou de vente, a déclaré Bruno Le Maire.

C’est à bon droit que Bruno Le Maire, ministre français de l’Agriculture, a pu déclarer le 23 juin à l’issue du sommet, qu’il présidait à Paris : « Nous jetons les bases de la nouvelle agriculture mondiale, durable, solidaire et dont les marchés seront régulés. »

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