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Missiles antiaériens au Sahel : Air France en première ligne

Des otages d'Al-Qaida au Maghreb islamique le 30 septembre 2010. © AFP

La direction de la sûreté de la compagnie aérienne Air France a pris très au sérieux les récentes alertes de la DGSE (services de renseignements français) quant à la circulation en zone sahélienne de missiles antiaériens portables en provenance des arsenaux libyens.

De fabrication russe, il s’agit essentiellement de SA-7, mais aussi de SA-14, SA-16 et SA-18, tous capables d’abattre un avion de ligne en phase d’atterrissage ou de décollage jusqu’à 1 500 m d’altitude. Lancés par un tireur isolé à 5 km (rayon maximum) de leur point d’impact, ces missiles dont on ignore le nombre ont été acquis par les réseaux d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) peu après le pillage des stocks de l’armée de Kadhafi par les rebelles en mars dernier. Mais on estime à Paris que le colonel, qui a signifié qu’il renonçait à combattre le terrorisme, aurait pu également faciliter cette dissémination. Depuis un mois, des policiers français spécialisés ont été dépêchés à N’Djamena, Niamey, Bamako et Nouakchott afin d’aider les autorités locales à renforcer la sécurité autour de leurs aéroports.

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