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Swaziland : Frasques et satrape

Le roi du Swaziland, Mswati III, lors d'une cérémonie à Lobombo. © Paballo Thekiso/AFP

Petit pays de 1,1 million d’habitants enclavé dans l’Afrique du Sud, le Swaziland, dernière monarchie absolue du continent, n’intéresse personne. Sauf quand son roi, Mswati III, défraie la chronique.

Chaque année, Mswati III organise la célèbre fête des roseaux, durant laquelle de jeunes filles aux seins nus viennent, par dizaines de milliers, danser devant lui le shimmy. Au terme de cette séance de repérage, il désigne celle qui sera appelée à compléter son harem déjà riche d’une dizaine d’élues. Dans le choix royal, l’âge ne compte pas. Et celles qui sont à peine pubères sont les plus appréciées. Débauche ? Non, répond Mswati, qui prétend remettre au goût du jour une tradition ancestrale.

Mais il y a un hic. Pour cet unique moment palpitant de la vie des Swazis, le monarque dépense sans compter. Or les caisses de l’État sont vides, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque africaine de développement (BAD) ayant refusé de lui prêter le moindre kopek pour cause de gabegie. Qu’à cela ne tienne : Mswati s’est tourné vers son puissant voisin sud-africain, qui lui a prêté quelque 240 millions d’euros.

S’attribuant tout le mérite de cette négociation, le souverain a, selon ses opposants, demandé à l’Afrique du Sud de lui verser une commission en récompense de ses fructueux efforts. La nouvelle a fait le tour de Mbabane, la capitale. Mswati n’en a cure : tout travail mérite salaire !

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