RDC : le commandant Gédéon, un criminel dans la nature

900 détenus se sont échappés de la prison de Kasapa, dont le commandant Gédéon. © Reuters

À la suite d’une opération commando menée le 7 septembre contre la prison de Kasapa, près de Lubumbashi, au Katanga (sud de la RDC), plus de 900 détenus ont pris la tangente. Parmi eux, l’ancien commandant d’une milice Maï-Maï qui a sévi dans le Nord-Katanga entre 2003 et 2006.

Kyungu Mutanga, communément appelé Gédéon, et ses miliciens ont d’abord servi de supplétifs à l’armée congolaise sous Laurent-Désiré Kabila. À la fin de la guerre, en 2003, Kyungu Mutanga et ses hommes, estimant n’avoir pas été récompensés, s’en prennent à la population civile, commettant crimes et exactions.

Traqué dès 2005, Gédéon finit par se rendre l’année suivante à la Mission des Nations unies au Congo (Monuc). Arrêté, il est jugé en 2009 par le tribunal militaire de Kipushi, non loin de Lubumbashi. Reconnu coupable, il est condamné à mort pour « crimes de guerre », « crimes contre l’humanité », « mouvement insurrectionnel et terrorisme ». Mais la peine de mort n’est plus appliquée en RDC. Au cours du même procès, l’État congolais avait été condamné à dédommager les familles des victimes à hauteur de 17 millions de dollars.

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