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Érythrée : Afewerki sur des charbons ardents

Issayas Afewerki, avec Ban Ki-moon, le 21 septembre à New York. © Timothy Clary/Reuters

Issayas Aferwerki, le président érythréen, s'est rendu à New-York afin d'obtenir la levée des sanctions qui le frappent.

Le président érythréen Issayas Afewerki, dont le pays est l’une des dernières dictatures incontestables de la planète – au point d’être qualifié de « prison à ciel ouvert » par les ONG –, s’est rendu à New York à la mi-septembre pour se livrer, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, à un intense travail de lobbying. Objectif : obtenir la levée des sanctions qui le frappent, lui et son régime, pour son soutien aux Shebab somaliens et l’occupation par son armée d’une portion du territoire djiboutien.

Afewerki est d’autant plus fragilisé que les approvisionnements, quasi gratuits, de pétrole libyen à l’Érythrée ont cessé depuis la chute de son ami Kadhafi. L’ancien chef de guérilla marxiste, dont les centres de détention sont pleins de prisonniers d’opinion (entre 5 000 et 10 000, selon les estimations), aura fort à faire. Human Rights Watch a rendu public le 23 septembre un rapport dévastateur dans lequel il pointe la disparition en prison de vingt et un anciens ministres, généraux et journalistes arrêtés il y a dix ans à Asmara pour avoir osé lui adresser une lettre ouverte, et que nul n’a revus depuis. 

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