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"Cet article est issu du dossier" «Enseignement supérieur : le guide 2011 des meilleures écoles africaines»

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Finance : FinAfrique, la formation à domicile

Écrit par Idir Zebboudj

Créé par des professionnels issus de la diaspora africaine, FinAfrique propose aux entreprises des formations dans les domaines de la Bourse, de la banque et de l’assurance. À domicile et sur mesure.

Alimentant la chronique du fait de la crise des économies européennes et américaine, les subtilités de la finance internationale, généralement insondables pour le grand public, peuvent s’avérer tout aussi opaques pour les cadres africains. Forts de ce constat, quatre financiers officiant dans de grandes institutions européennes (banques et cabinets de conseil) ont réfléchi de concert à la meilleure façon de vulgariser les lois du secteur. Leur point commun : tous sont originaires d’Afrique centrale ou d’Afrique de l’Ouest.

Formations courtes

En 2008, ils créent FinAfrique, prestataire de services se proposant de dispenser, au sein des entreprises, des formations courtes dans les domaines de la Bourse, de la banque et de l’assurance. « Bien souvent, les grandes banques d’Afrique sont contraintes d’envoyer leurs salariés se former à l’étranger sur des thématiques particulières. Ce qui est plutôt gratifiant pour les salariés, mais très onéreux pour leurs employeurs. D’où l’idée de mettre en place un dispositif par lequel les formateurs se déplacent pour donner des cours sur des problématiques d’actualité », indique Fabrice Kom Tchuente, directeur exécutif de FinAfrique. Ainsi, la gestion d’OPCVM (Organisme de placement collectif en valeurs mobilières, entité chargée de la gestion d’un portefeuille de titres), la gestion actif-passif (maîtrise des risques financiers) ou la finance islamique sont des questions régulièrement traitées.

Mais ces prestations à domicile et sur mesure, à la fois adaptées aux thèmes de l’actualité et aux besoins des clients, requièrent de la part des formateurs recrutés un haut degré de motivation, ne serait-ce que pour se rendre régulièrement en Afrique pour des sessions de plusieurs jours. De fait, sur la cinquantaine de consultants qui composent l’effectif, 95 % sont d’origine africaine. « Tous ont le désir de se familiariser avec le milieu des affaires africain. Beaucoup de nos formateurs cherchent en effet une manière de contribuer au développement du continent », affirme Fabrice Kom Tchuente.

Démystifier

FinAfrique a dispensé ses premières formations fin 2009 au Cameroun et en Côte d’Ivoire. Depuis, le rayon d’action de l’entreprise s’est étendu au Sénégal, via un partenariat avec le Centre africain d’études supérieures en gestion (lire encadré). À terme, FinAfrique ambitionne de s’étendre aux pays anglophones, à commencer par le Ghana, à partir de 2012. Et pour cause : « Par rapport aux pays d’Afrique centrale ou d’Afrique de l’Ouest, le Ghana, le Nigeria ou l’Afrique du Sud sont dotés de Bourses offrant une gamme sectorielle de titres assez étendue [matières premières, télécoms, banques, etc., NDLR] », relève Fabrice Kom Tchuente. Avec la démystification de tous les nouveaux codes que cela implique.

A Dakar, suivre les cours en temps réel

Outre ses interventions en entreprise, FinAfrique dispense des formations qualifiantes dans le cadre du master banque et finance délivré par le Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag, à Dakar) à destination des financiers d’Afrique de l’Ouest. Les consultants FinAfrique et leurs élèves disposent ainsi de salles de marché équipées de postes Reuters donnant accès en temps réel aux données boursières. Le prix d’une formation de cinq jours est de l’ordre de 800 000 F CFA (1 220 euros). I.Z.

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