Fermer

Swaziland : Nothando Dube, la princesse déchue

Nothando Dube est l'une des douze épouses du roi Mswati III. © AFP

Renvoyée du palais, la douzième épouse du roi du Swaziland paie sans doute l’aventure extraconjugale qu’elle a eue avec le ministre de la Justice il y a un an.

Elle est l’avant-dernière épouse du roi du Swaziland, Mswati III, la douzième plus exactement, et pourrait ne plus jamais franchir les portes du palais. Nothando Dube, mère de trois enfants et connue sous le nom d’Inskhosikati LaDube, a été sommée, le 19 novembre, de « quitter immédiatement » la demeure royale après avoir aspergé de gaz poivre les yeux d’une sentinelle qui refusait de la laisser sortir pour conduire à l’hôpital son fils de 2 ans, gravement blessé. C’est vraisemblablement la reine mère, toute puissante quand le roi est absent, qui lui aurait ordonné de rassembler ses affaires et d’évacuer les lieux sur-le-champ.

Peut-être n’était-ce qu’un bon prétexte pour bannir une épouse infidèle que le roi refuse de voir depuis qu’il a appris, il y a un an, que la princesse entretenait une relation extraconjugale avec le ministre de la Justice, Ndumiso Mamba, éjecté depuis. Des agents des services secrets avaient découvert qu’elle endossait un uniforme militaire pour retrouver régulièrement son amant dans un hôtel de luxe à une dizaine de kilomètres de Mbabane, la capitale de ce petit État enclavé entre l’Afrique du Sud et le Mozambique. Quand l’affaire a éclaté au grand jour, la princesse avait été menacée d’être assignée à résidence, tandis que le ministre devait être expulsé du pays.

Choisie à 16 ans

Selon Lucky Lukhele, porte-parole d’une association sud-africaine de défense des droits de l’homme basée au Swaziland, Mswati III, en réclusion pendant deux mois pour participer à un rituel sacré, aurait dit à sa mère qu’il ne voulait plus voir la jeune femme après sa période d’isolement. Mais le Palais dément son éviction.

Âgée de 23 ans, Nothando a convolé en justes noces avec le roi, de vingt ans son aîné, quand elle n’en avait que 16, après qu’il l’eut remarquée à un concours de beauté. Choisie par le souverain polygame – un « honneur » qu’aucune jeune fille ne peut refuser –, elle avait abandonné ses études afin de se consacrer à ses nouvelles fonctions et à son futur bébé, puisqu’elle est tombée enceinte avant son mariage, comme le veut la tradition.

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici