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Côte d’Ivoire : le quotidien carcéral de Laurent Gbagbo à la CPI

Laurent Gbagbo lors de sa comparution initiale à la CPI, le 5 décembre 2011. © CPI

Incarcéré dans la nuit du 29 novembre à la prison de Scheveningen près de la Haye, Laurent Gbagbo y côtoiera notamment le Congolais Jean-Pierre Bemba et le Libérien Charles Taylor.

Le centre pénitentiaire de Scheveningen, où Laurent Gbagbo a été transféré dans la nuit du 29 novembre, jouit d’un bon standing : cellules individuelles, salles à manger, possibilité d’avoir des plateaux-repas ou de se faire la cuisine. L’ancien président ivoirien dispose aussi d’un bureau, de meubles de rangement, de toilettes, d’une télévision et d’un ordinateur. Il peut suivre des cours d’informatique. L’organisation de sa défense devrait lui prendre une bonne partie de son temps.

Dès le lendemain de son arrivée, le 1er décembre, il a reçu la visite de son avocat, Me Emmanuel Altit, avec qui il a eu un premier entretien de trois heures. Son conseil l’a trouvé « épuisé, encore sous le choc, mais courageux et très lucide ». Sur son temps libre, Gbagbo peut effectuer une promenade quotidienne dans la cour de la prison, faire de l’exercice avec d’autres détenus dans la salle de sport (tennis, notamment…) et participer à des activités manuelles. Sa famille a un droit de visite hebdomadaire. Plusieurs proches, dont sa belle-fille qui vit aux États-Unis, Marie Antoinette Singleton, ont d’ailleurs prévu d’aller le voir.

 La prison de Scheveningen où Laurent Gbagbo a été incarcéré dans la nuit du 29 novembre 2011.

La prison de Scheveningen où Laurent Gbagbo a été incarcéré dans la nuit du 29 novembre 2011.

© Georges Gobet/AFP

Très rapidement, le nouveau prisonnier devrait faire la connaissance des autres hôtes du pénitencier : l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba et ses trois compatriotes, Thomas Lubanga, Matthieu Ngudjolo et Gervais Katanga, les Serbes Ratko Mladic et Radovan Karadzic ou encore le Libérien Charles Taylor. La dernière rencontre entre les deux anciens chefs d’État s’était déroulée à Kara, au Togo, dans le fief nordiste de feu Gnassingbé Eyadema, en avril 2003. À l’époque, Gbagbo avait reproché à son homologue d’avoir envoyé ses généraux et des mercenaires pour appuyer les ex-rebelles ivoiriens, en septembre 2002. De quoi alimenter leur conversation… 

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