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Mali : Soumana Sako, un candidat de plus à la présidentielle

À 61 ans, il dirige la Convention nationale pour une Afrique solidaire. © Emmanuel Daou Bakary

Un de plus ! C’est au tour de l’ancien Premier ministre Soumana Sako de se lancer dans la course à la présidentielle du mois d’avril. Une quinzaine de candidats se sont déjà déclarés.

Ses partisans l’appellent Zorro. S’il s’en amuse, Soumana Sako se veut plus pragmatique que le héros masqué, martelant que sa priorité est de « restaurer l’autorité de l’État ». Candidat déclaré à la présidentielle d’avril 2012 au Mali, le leader de la Convention nationale pour une Afrique solidaire (Cnas) – sa toute nouvelle formation politique – fait de la lutte contre la corruption et de la renégociation des contrats miniers ses thèmes de campagne. « Quand vous voyez le nombre de personnes qui ont fait le déplacement au Palais de la culture [à Bamako, NDLR] le 18 décembre, cela montre que c’est une préoccupation partagée par tous, explique-t-il. Nous, nous n’avons pas eu besoin de rameuter des gens à l’aide de billets de banque… »

Soumana Sako, 61 ans, n’est pas un inconnu de la vie politique malienne. Ex-ministre des Finances de Moussa Traoré (1986-1987), il effectue sa première tentative en 1997. Cette année-là, en compagnie d’autres leaders d’opposition, il se retire de la course « compte tenu des fraudes massives qu’il y avait eu à l’époque ». Puis en 2002 et 2007, il renonce encore, préférant laisser la place à Amadou Toumani Touré (ATT), dont il avait été Premier ministre durant la transition militaire de 1991 à 1992. « Nous en avions discuté en 2000. Et nous étions convenus que ce n’était pas cohérent que deux personnes qui avaient mené ensemble la transition, défendu les mêmes valeurs, s’affrontent pour Koulouba. »

Recul

Il aura donc patienté dix ans, exilé à Harare (Zimbabwe) par ses fonctions de secrétaire exécutif de la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique. Éloigné, mais pas coupé du Mali, tient-il à souligner : « Je pense même que cela donne du recul et une certaine hauteur. »

Dans la course à Koulouba, une quinzaine de concurrents se sont déjà fait connaître et la caution est pour l’instant fixée à 5 millions de F CFA (7 600 euros). En attendant, parmi les poids lourds de la politique malienne, seuls Dioncounda Traoré, président de l’Assemblée nationale et candidat de l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adema), et Soumaïla Cissé, leader de l’Union pour la République et la démocratie (URD), ont été officiellement investis par leur parti. Rien d’effrayant pour Soumana Sako : « Je respecte chacun des candidats, mais je les connais et ils ne me font pas peur. » 

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