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Compaoré rencontre Sarkozy à Paris

Écrit par ?Frédéric Lejeal

«  Je déplore vivement la sous-représentation de l’Afrique au G20 » : c’est en substance ce que Nicolas Sarkozy a confié à Blaise Compaoré, le 19 novembre à l’Élysée. Arrivé la veille de Suisse, l’actuel président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a lui aussi manifesté son désir de voir le continent jouer un plus grand rôle dans la gestion de la crise financière mondiale.

Au cours de cette rencontre de trois quarts d’heure à laquelle assistaient Luc Adolphe Tiao, l’ambassadeur du Burkina en France, et Alain Yoda, le ministre des Affaires étrangères, la question de la préparation de l’élection ivoirienne, qui doit avoir lieu au début de 2009, a également été abordée. Sarkozy compte sur son homologue burkinabè, facilitateur dans la crise, pour éviter un « énième report ».

Deux jours auparavant, une centaine d’opposants à Compaoré s’étaient rassemblés sur le parvis des Droits-de-l’Homme, au Trocadéro, à l’appel de plusieurs associations. Mariam Sankara, veuve du président assassiné en 1987, a adressé à Sarkozy une « lettre ouverte ».

Dans une villa appartenant à l’État burkinabè, à La Celle-Saint-Cloud, près de Paris, Compaoré a reçu plusieurs personnalités françaises parmi lesquelles Guy Penne, ancien conseiller chargé des Affaires africaines de François Mitterrand, Bruno Joubert, le conseiller Afrique de Sarkozy, et Jean-Paul Grollemund, consul honoraire du Burkina à Lyon.

Cette visite officielle a précédé de quarante-huit heures les 4es Journées économiques du Burkina en France. À la tête d’une forte délégation ministérielle, le Premier ministre Tertius Zongo a eu l’occasion de présenter à une centaine d’opérateurs réunis à la Chambre de commerce et d’industrie de Paris les potentialités économiques de son pays, qui a regagné cette année son rang de premier producteur africain de coton.

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