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Abdellatif Maazouz

Écrit par Propos recueillis à Casablanca par Leïla Slimani

Ministre du Commerce extérieur

Jeune Afrique : Le renforcement de la présence des banques marocaines en Afrique subsaharienne est-il de nature à appuyer les entreprises dans leurs exportations ?

AbdelLatif Maazouz : Il faut un ensemble d’éléments pour accompagner les entreprises marocaines qui s’implantent en Afrique subsaharienne. La présence des banques marocaines en est un. Mais nous devons aller plus loin. Nous allons travailler avec les banques pour mettre en place un programme qui permette de tirer au mieux parti de leur présence. Par ailleurs, nous devons participer activement aux manifestations économiques et commerciales organisées dans les différents pays et institutionnaliser les relations entre les organisations patronales marocaines et africaines à travers la mise en place de conseils d’affaires mixtes et la création de chambres mixtes de commerce et d’industrie.

Le Maroc a-t-il signé des accords commerciaux avec des pays ­africains ?

Nous avons déjà des conventions commerciales prévoyant un traitement tarifaire préférentiel avec la Guinée, la Mauritanie et le Tchad. Nous avons également des accords commerciaux classiques avec quinze autres pays du continent. L’Afrique offre des opportunités réelles de commerce et de partenariat pour les opérateurs marocains. Il faut cependant être pragmatique et vendre des produits à valeur ajoutée, comme l’automobile ou le textile de qualité. Certains pays sont en phase de construction, et le Maroc a développé une expertise qui peut leur être utile dans des domaines comme l’infrastructure portuaire ou autoroutière.

Et au niveau régional ?

Les négociations lancées en 2000 avec l’UEMOA viennent d’aboutir. Nous avons paraphé l’accord commercial et d’investissement le 21 novembre 2008. Ce n’est pas exactement un accord de libre-échange, mais ça s’en approche. Les dispositions tarifaires, par exemple, sont asymétriques et en faveur des pays membres de l’UEMOA. Le gouvernement compte poursuivre cette approche et va lancer des discussions exploratoires avec d’autres groupements régionaux africains. 

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