Le Sommet de Margarita peine à débuter

Par Jeune Afrique

Les chefs d'Etat arrivent à Margarita pour deux jours de sommet © AFP

Envahie par une déferlante de militaires des forces navales et aériennes ainsi que la police nationale, l’île de Margarita au large du Venezuela s’est trouvée, hier, complètement chamboulée par l’impressionnant dispositif de sécurité mis en place pour accueillir le sommet Afrique – Amérique Latine.

Le luxueux hôtel Hilton qui reçoit l’évènement n’est pas épargné par la restructuration. Tous ses occupants se sont vus délogés la semaine dernière. Les rideaux et l’ameublement ont été changés au gré des caprices et des envies présidentielles. Des tonnes de sable sont venues donner à sa plage artificielle un air naturel pour offrir à ses locataires de passage un accueil presque idyllique.

« Déclaration de Margarita »

Cependant, les réunions des hauts-fonctionnaires africains et sud-américains prévues en début de semaine ont eu beaucoup de peine à commencer. Initialement prévues mardi, elles n’ont pris place que dans l’après-midi de mercredi, réunissant des délégations d’une cinquantaine de pays. Malgré les bruits de couloirs circulant sur l’agacement des délégations venues d’Afrique, les ministres sont finalement parvenues hier soir à mettre un point final à la « Déclaration de Margarita ». Outre les engagements pris dans les huit domaines faisant l’objet de discussions (agriculture, éducation, institutions, paix et sécurité, affaires sociales, commerce et infrastructures), la déclaration fait apparaître une demande de restitution du président Hondurien déchu, Manuel Zelaya.

Quant aux chefs d’Etat, depuis jeudi, quatorze d’entre eux (Algérie, Burkina Faso, Gambie, Ghana, Libye, Mali, Mauritanie, Namibie, Niger, République centrafricaine, Sao Tomé et Principe, Afrique du Sud, Togo et Zimbabwe) étaient déjà présents sur l’île.

35 chefs d’Etat présents

Côté sud-américain, il ne manquait plus qu’à Rafael Correa pour l’Equateur et à Michelle Bachelet pour le Chili de venir compléter les rangs sud-américains qui comptent déjà la présence de l’Argentine Christina Kirchner, du Bolivien Evo Morales, du Brésilien Luis Ignacio Lula Da Silva, du Paraguayen Fernando Lugo, de l’Uruguayen Tabaré Vásquez, et enfin du Vénézuélien, Hugo Chávez. Au titre des grands absents figurent le Péruvien Alan Garcia et le Colombien Alvaro Uribe ainsi que les Guyanais et Surinamais Barrhat Jagdeo et Alfredo Venetian, pourtant présents lors du premier sommet afro-latino-américain, à Abuja en 2006.

Les trente-cinq chefs d’Etat attendus doivent signer ce week-end la déclaration de Margarita qui scellera les nouveaux engagements concrets du nouveau partenariat entre les deux continents.