« Le départ de Dadis n’est pas négociable »

La junte ne semble pas près de quitter le pouvoir © AFP

Le Forum des forces vives guinéennes persiste et signe : réuni au Burkina Faso sur invitation du président et médiateur Blaise Compaoré, il martèle que la junte du capitaine Moussa Dadis Camara doit quitter le pouvoir.

Le Forum des forces vives de Guinée maintient la pression sur Dadis. Les partis, syndicats et organisations de la société civile ont rencontré mardi à Ouagadougou Blaise Compaoré, le président burkinabè et médiateur de la crise guinéenne.

« Il nous a demandé de faire concrètement des propositions, notamment sur les nouvelles structures qui vont gérer la transition, le nouveau chronogramme, les critères d’éligibilité… », explique Mouctar Diallo, président des Nouvelles forces démocratiques – l’une des composantes des Forces vives, qui comptent entre autres l’ancien ministre des Affaires étrangères François Lounceny Fall et l’ex-Premier ministre Sydia Touré.

Médiation ardue

Blaise Compaoré doit par la suite s’entretenir avec les membres du Conseil national pour le développement et la démocratie (CNDD), au pouvoir depuis le 23 décembre. Des entretiens avec la communauté religieuse de Guinée pourraient également être programmés. C’est seulement après avoir entendu toutes les parties de la crise guinéenne que Blaise Compaoré concoctera une « synthèse des propositions ». Ce document lui servira par la suite pour guider sa médiation.

Une médiation qui promet d’être ardue. D’un côté, le CNDD ne semble pas près de quitter la tête de l’Etat, malgré les pressions internationales de plus en plus fortes. De l’autre, les Forces vives insistent pour que Dadis et les militaires regagnent les casernes.

Mémorandum

La position des opposants n’est pas nouvelle mais elle s’est radicalisée avec le massacre du 28 septembre à Conakry, qui a coûté la vie à plusieurs dizaines de personnes. « Nous sommes venus avec des idées qui ne sont pas négociables, notamment le départ du capitaine Dadis », confirme Mouctar Diallo.

Le militant enfonce le clou : « Toutes les discussions vont tourner autour du départ de Dadis et de la junte, et de l’organisation de la transition ». Des doléances qui devraient figurer dans le mémorandum que les Forces vives ont élaboré dans la matinée du 4 novembre. Mémorandum qui sera remis au chef de l’Etat burkinabè l’après-midi du même jour.

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