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Une élection présidentielle « fin avril-début mai 2010 »

Par Jeune Afrique

Blaise Compaoré accueilli par Laurent Gbagbo le 22 février 2010 à l'aéroport d'Abidjan © AFP

Après plusieurs jours de négociations menées sous l'égide de Blaise Compaoré, une date pour le scrutin présidentiel a été avancée par les différents acteurs de la crise politique ivoirienne. L'élection devrait avoir enfin lieu d'ici à "fin avril-début mai 2010".

Les consultations menées en urgence depuis dimanche par le médiateur de la crise ivoirienne, le président burkinabè Blaise Compaoré, semblent avoir porté leurs fruits mardi 23 février. Les différentes parties sont en effet tombées d’accord pour organiser le scrutin présidentiel avant fin avril-début mai 2010, selon un communiqué publié par le représentant du "facilitateur" burkinabè à Abidjan.

Blaise Compaoré a d’abord rencontré, dimanche 21 février, les représentants de l’opposition Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara. Leurs négociations ont été infructueuses, puis les trois hommes se sont de nouveau rencontrés lundi dans l’après-midi. Peu avant, le président burkinabè s’était entretenu avec le président ivoirien Laurent Gbagbo et son Premier ministre Guillaume Soro.

Au sortir de ces tractations, une solution semblait donc avoir été trouvée, puisque Guillaume Soro devait annoncer la liste de son nouveau gouvernement dans la journée de mardi. Pour l’heure, sa composition n’est pas encore connue, et on ignore si des membres de l’opposition y figureront.

"En ce qui concerne la formation du gouvernement, les négociations entre les membres" du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) et le Parti ivoirien des Travailleurs (PIT) "continuent" avec le Premier ministre Guillaume Soro, a déclaré à la presse le président du directoire du RHDP Alphonse Djédjé Mady mardi.

Accalmie

Mais ces dispositions -un nouveau gouvernement et une date pour l’élection présidentielle- laissent espérer une accalmie dans la crise qui agite le pays depuis décembre 2005, date à laquelle s’est terminé le mandat de Laurent Gbagbo sans que celui-ci quitte le pouvoir.

Depuis, les rebondissements politiques se sont succédés et le scrutin présidentiel est allé de report en report. Dernier remous en date, Laurent Gagbo a dissous la Commission électorale indépendante (CEI) ainsi que le gouvernement. Le dernier président de la CEI Robert Mambé Beugré était accusé par le camp présidentiel de "fraude" sur la liste électorale et de complicité avec l’opposition.

Ces événements ont déclenché une vague de contestation dans les villes du pays, où les manifestations anti-Gbagbo ont fait plusieurs morts et de nombreux blessés.

Dans ce climat tendu, la diffusion de la chaîne de télévision France 24 a été "suspendue" lundi pour "traitement non professionnel de l’information" sur "l’actualité politique" ivoirienne. Une décision que la direction de la chaîne française juge "injustifiée" et qu’elle  a "regretté".

 

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