Côte d’Ivoire : la Banque mondiale va financer Ciprel

Par Jeune Afrique

Ciprel est l'un des principaux producteurs d'électricité du pays. © DR caption

IFC, filiale de la Banque mondiale consacrée au secteur privé, envisage de prêter 108 millions d'euros à Ciprel. Le producteur indépendant d'électricité, filiale de Finagestion, souhaite augmenter sa capacité de 222MW, pour un coût d'environ 270 millions d'euros.

Encore un projet électrique en Côte d’Ivoire. Après l’extension d’Azito, financée en octobre dernier, c’est au tour de la Compagnie ivoirienne de production d’électricité (Ciprel) de chercher des fonds. Le producteur indépendant d’électricité, filiale de Finagestion, cherche à augmenter sa capacité de 321MW aujourd’hui à 543MW d’ici deux ans tout en étudiant le passage en cycle combiné des turbines à gaz déjà opérationnelles. Le projet, baptisé Ciprel 4, se chiffre à environ 270 millions d’euros. La recherche de financements est en phase active. Selon une information diffusée ces derniers jours, IFC (Société financière internationale), filiale de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, devrait prochainement accorder un prêt de 108 millions d’euros à Cipre, tout en jouant le rôle d’arrangeur pour le reste des financements nécessaires.

Développement durable

L’ambition de Ciprel est notamment de financer l’achat et la mise en service d’une nouvelle turbine à gaz de 111MW. Selon un document de la Banque africaine de développement, qui pourrait financer le projet, cette turbine devrait fonctionner dès octobre prochain. Ciprel IV prévoit également la mise en service combiné de deux turbines à gaz avec une nouvelle trubine à vapeur de 111MW. La mise en service devrait se faire dans deux ans. Selon la BAD, l’objectif de ces investissements est de renforcer la fourniture en électricité du pays et de mettre en œuvre une démarche de développement durable. L’électricité générée sera vendue à la Compagnie ivorienne d’électricité, une autre filiale de Finagestion, pour être injectée dans le réseau national.

Avec les extensions de Ciprel ou d’Azito et la construction de nouvelles centrales comme celle d’Abatta, la Côte d’Ivoire ambitionne de devenir un exportateur important d’électricité pour la sous-région.