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Ismaïl Omar Guelleh en route pour un troisième mandat

Le président djiboutien Omar Guelleh, en mai 2005 à Paris. © AFP

Le parlement djiboutien a ratifié une réforme constitutionnelle permettant au président Ismaïl Omar Guelleh de briguer un troisième mandat.

La voie est désormais libre pour Ismaïl Omar Guelleh. Grâce à une réforme constitutionnelle adoptée lundi par le Parlement, le président djiboutien pourra se présenter à nouveau pour l’élection présidentielle prévue l’année prochaine.

La constitution limitait jusque-là le nombre de mandats à deux. Après l’adoption de la réforme au parlement en première lecture, il y moins d’une semaine, elle devait être ratifiée soit par référendum, soit à nouveau par le Parlement, à la majorité qualifiée des deux tiers.

Fort de son omnipotence sur le Palais du Peuple – l’opposition, qui avait boycotté les dernières élections législatives en 2008, n’y est pas représentée -, le camp présidentiel avait choisi la voie parlementaire.

"Présidence à vie"

Au final, les parlementaires ont ratifié la réforme à l’unanimité des membres présents (il y avait trois absents et un malade, selon Idriss Arnaoud Ali, le président de l’Assemblée nationale).

"La limitation à deux mandats était un garde-fou qu’on a fait sauter et ceci ne présage rien de bon. C’est la porte ouverte à une présidence à vie", a ainsi estimé Suleyman Farah Lodon, vice-président du Mouvement pour le renouveau démocratique (MRD), un parti suspendu par les autorités djiboutiennes.

"Un troisième mandat, c’est très dangereux parce que ça va donner à certains Djiboutiens l’impression que le pays appartient à un clan ou à un homme, ce qui risque de provoquer des problèmes dont le pays n’a pas besoin", a déclaré de son côté Ismaël Guedi Hared, président de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD) et ancien directeur de cabinet du premier président djiboutien, Hassan Gouled Aptidon.

La réforme de la Constitution réduit également la durée du mandat présidentiel à cinq ans, contre six précédemment. Il introduit une limite d’âge à 75 ans. Ismaïl Omar Guelleh, qui aura 63 ans en novembre prochain, pourrait théoriquement briguer un éventuel quatrième mandat en 2016…  (avec AFP)

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