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Les grandes manœuvres d’Africom

L'exercice Flintlock 10 implique quinze pays dans la lutte contre Aqmi. © AP/Sipa

Environ 1 200 soldats américains, européens et africains participent à un exercice de manœuvres conjointes dans le Sahara. Objectif : renforcer les capacités des armées impliquées dans le cadre de la lutte contre Al-Qaïda au Maghreb islamique.

C’est un exercice de grande envergure que les militaires affectionnent particulièrement. Impliquant des soldats de plusieurs pays d’Afrique et d’Europe sous la supervision d’Africom (commandement militaire américain pour l’Afrique), ces manœuvres conjointes ont lieu chaque année depuis 2005 dans l’espace sahélo-saharien  en vue de renforcer la lutte contre de la lutte contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et la criminalité liée à de nombreux trafics (êtres humains, drogue, cigarettes…).

Dénommée « Flintlock 10 » (pour 2010), la dernière édition a été lancée lundi depuis Ouagadougou, où est établi son centre de commandement. Elle se déroulera jusqu’au 22 mai au Sénégal, au Mali, en Mauritanie, au Tchad, au Nigeria et au Maroc. Neuf pays africains (Algérie, Burkina, Mali, Maroc, Mauritanie, Nigeria, Sénégal, Tchad et Tunisie) et cinq pays d’Europe (Belgique, Espagne, France, Pays-Bas, Royaume-Uni) prennent part à l’opération dont le commandement est assuré par les Etats-Unis et le Burkina.

Environ 1 200 soldats, dont 600 des forces spéciales américaines, plus de 400 Africains et 150 Européens participent à l’exercice. Celui-ci doit faciliter « la coopération régionale en matière de sécurité et de lutte contre les organisations terroristes », a déclaré le commandant adjoint des activités civilo-militaires d’Africom, Anthony Holmes.

Pas de base en Afrique

« Il s’agit de poursuivre la mise en œuvre d’une véritable vision stratégique pour les pays de la zone sahélo-saharienne avec tous les voisins les plus proches, afin de parvenir à l’éradication du terrorisme et de la criminalité transfrontalière sous toutes ses formes », a estimé le ministre burkinabè de la Défense, Yéro Boly.

Devant la presse, le ministre a saisi l’occasion pour affirmer que « le Burkina Faso ne s’est jamais proposé d’accueillir une base militaire américaine ou d’abriter le siège militaire d’Africom », en réponse à certaines rumeurs courant depuis quelque temps à Ouagadougou.

« Nous n’avons pas demandé au gouvernement burkinabè d’abriter une base d’Africom », a confirmé Anthony Holmes, indiquant que « la position du gouvernement américain est que la base d’Africom va rester en Allemagne parce qu’il (y) existe des ressources, des infrastructures ». On s’en souvient, Washington avait tenté d’implanter sur le continent le QG d’Africom, créé en 2007, mais avait essuyé des refus de plusieurs capitales africaines, dont Alger et Lagos. (avec AFP)
 

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