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Ban Ki-moon lance une enquête sur des viols collectifs au Nord-Kivu

Une femme violée prise en charge par une infirmière, à Goma, en août 2009. © AFP

Le secrétaire général de l'ONU s'est dit "scandalisé" mardi par une vague de viols collectifs commis dans le Nord-Kivu lors d'une offensive rebelle début août. Le numéro deux du département de maintien de la paix a été envoyé sur place.

L’ONU ne veut pas rester sans rien faire face à cette nouvelle vague de viols dans l’est de la RD Congo. Ces dernières semaines, au moins 179 femmes de la province du Nord-Kivu ont été victimes de viols lors d’une offensive attribuée à « des éléments des milices maï-maï et des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) » par l’ONU.

Viols en réunion

« Étant donné le caractère particulièrement grave de cet incident » a indiqué le porte parole du secrétaire général Ban Ki-moon, ce dernier a décidé d’envoyer sur place le numéro deux du département de maintien de la paix, Atul Khare.

Ces violences sexuelles avaient été rapportées lundi par des ONG locales. D’après ces organisations, citées par le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha), les viols ont été perpétrés lors de l’attaque de la ville de Luvungi, entre le 30 juillet et le 3 août dernier.

« Un groupe humanitaire, le Corps médical international (IMC), a rapporté que les hommes des FDLR avaient violé systématiquement la population pendant quatre jours. Au total, 179 cas de violences sexuelles ont été signalés » avait déclaré la porte-parole le l’Ocha, Stefania Trassari. « Presque tous ces viols ont été commis en réunion, parfois par six hommes armés, souvent devant les maris et les enfants des victimes », précisait l’IMC dans un communiqué.

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