La Côte d’Ivoire retrouve l’élite

Les éléphants sont au 41e rang de la FIBA World Ranking 2009. © FIBA.COM

Vingt-quatre ans après sa dernière apparition à ce niveau, la Côte d’Ivoire va de nouveau participer à la 16e édition du Championnat du monde de basket masculin prévue 28 août au 12 septembre en Turquie. Un bon test à un an de la CAN 2011 dont l’organisation est confiée aux Ivoiriens.

On lui prédit déjà le pire, même si quelques optimistes l’estiment capable de battre la Chine ou Porto Rico. « Ils disent cela parce que nous avons atteint la finale de la CAN en 2009 en Libye, alors que personne ne nous attendait à ce niveau », sourit Randoald Dessarzin, le sélectionneur suisse de la Côte d’Ivoire.

En Turquie, les basketteurs ivoiriens se frotteront  également, après le pays organisateur en match d’ouverture du tournoi le samedi 28 août, à la Grèce et à la Russie. « Soit cinq adversaires qui ont le potentiel pour atteindre les quarts de finale au minimum », analyse Dessarzin. « On a hérité d’un groupe vraiment très fort, mais on va essayer de profiter de ces Championnats du monde pour progresser. »

Sélection atypique   

Entre la finale de Tripoli en août 2009 et le début de la préparation pour cette virée turque, Dessarzin n’avait pas revu ses joueurs, hormis lors d’un voyage à Abidjan en décembre pour y recevoir une médaille remise par Laurent Gbagbo. « Nous en avons profité avec le président de la fédération Moïse Koré et le manager général pour chercher des joueurs afin de renforcer l’équipe, même si on voulait récompenser ceux qui étaient en Libye il y a un an. » Les investigations menées par le trio helvéto-ivoirien ont accouché d’une sélection d’un genre propre, où se mêlent des joueurs évoluant en championnat de France de Pro A (Diabaté, Amagou), en Nationale 2 et 3, mais également en Chine (Lamizana), en Argentine (Assié), en Espagne (Koné) ou en Côte d’Ivoire (Konaté).

« Pour la Côte d’Ivoire, l’Angola est l’exemple à suivre. Ce pays a su donner les moyens à son basket, qui est depuis quinze ans le meilleur d’Afrique », juge Dessarzin. « L’organisation de l’Afrobasket 2011 a permis la rénovation d’une salle à Abidjan et la construction d’une autre. Des efforts ont été faits pour la préparation de ces Championnats du monde, puisque nous avons joué des matches en Suisse, en France, en Belgique et en Espagne. »

Dessarzin, qui a entraîné Boncourt (Suisse) et Dijon (France) et qui fût sélectionneur adjoint de l’équipe nationale Suisse  ignore s’il sera toujours aux commandes dans un an, quand la Côte d’Ivoire accueillera le gratin africain du basket. « Si c’est le cas, j’espère pouvoir superviser des joueurs, en Côte d’Ivoire et ailleurs. Mais on va d’abord se concentrer sur les Championnats du monde…»