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Présidentielle : Konaté en faveur d’un second tour dimanche

Par Jeune Afrique

Le président de la transition en Guinée, le général Sékouba Konaté vote lors du premier tour. © AFP

D'après son secrétaire général, le président de la transition guinéenne souhaite maintenir le second tour de la présidentielle au 19 septembre, mais attend d'avoir consulté les parties pour trancher.

Après les violences du week-end dernier et malgré la suspension de la campagne présidentielle, Sékouba Konaté semble très réticent à bousculer le calendrier électoral.

Le président de la transition guinéenne a « la ferme volonté de respecter les délais et les engagements » pris à l’égard « du peuple de Guinée et de la communauté internationale », a affirmé le secrétaire général de la Présidence, Tibou Kamara, sur les ondes de la Radio télévision guinéenne (RTG) mardi soir.

La date du 19 septembre pour le second tour, avait fini par faire l’objet d’un consensus entre les deux candidats en lice début août, plus d’un mois après le premier tour.

Adresse à la nation dans la journée

Toutefois la décision ne semble pas encore prise : Sékouba Konaté doit adresser un message à la nation guinéenne dans la journée.

Entre temps, le président de la transition doit consulter les acteurs de cette élection. Il estime « qu’il est important que l’ensemble des acteurs se prononcent clairement sur la possibilité de tenir la date du 19 septembre », a déclaré Tibou Kamara. « C’est à la suite des avis des uns et du sentiment des autres que le chef de l’État fondera sa décision et son jugement par rapport à la suite du processus de transition », a-t-il ajouté.

Rendant hommage au président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) Ben Sékou Sylla, décédé hier dans un hôpital parisien, Tibou Kamara a appelé à « tirer les leçons de sa disparition en ne laissant pas le vide s’installer » et en réussissant « des élections libres et démocratiques ».

On se souvient que Sékouba Konaté était demeuré inflexible sur la tenue du premier tour de la présidentielle à la date prévue (le 27 juin), malgré les doutes alors exprimés par le Premier ministre de la transition, Jean-Marie Doré.

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