Cheb Mami reste en prison

Cheb Mami à Oran, en 2007. © AFP

Le chanteur algérien Cheb Mami va rester en prison en France. Sa demande de libération conditionnelle a été rejetée indique son avocat. Il a été condamné à cinq ans de prison pour son implication dans une tentative d'avortement sur une ex-compagne.

Cheb Mami vient de voir ses espoirs de recouvrer rapidement la liberté s’envoler. La demande de libération conditionnelle parentale qu’il avait formulée (il souhaite aller voir le fils de deux ans qu’il a eu pendant sa cavale en Algérie) a été rejetée par le Tribunal d’application des peines de Melun, a annoncé son avocat Me Khaled Lasbeur. Ce dernier a annoncé son intention de faire appel de cette décision.

La star du raï avait été condamnée en juillet 2009 à cinq ans de prison pour tentative d’avortement forcé de Camille, son ex-compagne.

Il était notamment reproché à Cheb Mami des « violences » avec des circonstances aggravantes en 2005 à l’encontre de Camille, une photographe de presse de 43 ans, avec laquelle il entretenait une liaison.

Avortement forcé

Celle-ci affirme avoir été amenée de force dans une villa à Alger en août 2005 après qu’elle eut annoncé sa grossesse au chanteur, qui n’en voulait pas. Elle dit y avoir été droguée et séquestrée, affirmant que deux femmes et un homme ont tenté de lui faire subir un avortement. Elle a finalement donné naissance à une fillette aujourd’hui âgée de quatre ans.

Après deux ans de fuite en Algérie, le chanteur avait décidé de se présenter devant la justice, alors que par ailleurs sa carrière apparaissait en panne depuis le début de l’affaire.

Au cours de l’audience, Cheb Mami, avait demandé pardon à Camille. « Je regrette tout ce qui s’est passé. Je lui demande pardon, je regrette », avait-il dit en invitant son ex-impresario, aussi impliqué dans l’affaire, à en faire de même.

S’il avait reconnu sa responsabilité, le chanteur avait néanmoins soutenu avoir été « piégé » par son entourage.
 

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