Politique

Présidentielle : Ouattara rassure Bédié en vue du second tour

L'ex-Premier ministre ivoirien Alassane Ouattara, le 10 novembre 2010 à Abidjan. © AFP

Dans son discours d’investiture par le RHDP (alliance d'opposition), le candidat Alassane Ouattara s’est employé à séduire Henri Konan Bédié (arrivé troisième lors du premier tour de la présidentielle) et ses électeurs. Du report de leur voix dépend une éventuelle victoire contre le président sortant Laurent Gbagbo.

L’opération de séduction du candidat malheureux du PDCI-RDA afin de mieux capter son électorat en vue du second tour a bien été lancée. Dans sa première intervention publique après le premier tour de la présidentielle ivoirienne, Alassane Dramane Ouattara (ADO) n’a cessé de donner des gages à Henri Konan Bédié, son allié au sein du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

C’est dans les murs de la Maison du PDCI, vieille des souvenirs des congrès organisés par Félix Houphouët-Boigny, que Ouattara a pris la parole, entouré  d’une direction de campagne remaniée pour intégrer les proches de Bédié.

Gestion commune

ADO a promis de mettre en place un mode de « gestion commune du pouvoir », à travers « une distribution équitable et juste des postes ministériels et électifs, sous l’autorité du président Henri Konan Bédié ». À qui il a donné du « cher aîné » à plusieurs reprises.

Ouattara a fait siennes les récriminations de Bédié contre l’organisation du premier tour. « Ils vous ont volé votre victoire. Ils ont volé la victoire au PDCI. Mais par amour pour notre pays, vous n’avez pas voulu vous inscrire dans le désordre. Je voudrais à nouveau saluer votre sagesse et votre sens élevé de la patrie et de la paix ; votre sens du sacrifice », a-t-il martelé. Tout en mettant en avant les « plus de 60 % des suffrages exprimés » le 31 octobre au profit des candidats du RHDP (lui-même, Henri Konan Bédié, Albert Mabri Toikeusse de l’UDPCI et Anaky Kobena du MFA).

Le président du Rassemblement des républicains (RDR) a tenté de mettre de son côté la figure tutélaire d’Houphouët-Boigny, le « père fondateur », créateur du PDCI, dont il a salué « le charisme », ce qui devrait souder le RHDP. Le soutien du plus vieux parti de Côte d’Ivoire est un enjeu central pour Ouattara. Pour gagner, il lui faudra convaincre 70 % des électeurs de Bédié, de voter pour lui plutôt que le président sortant Laurent Gbagbo au second tour.

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