Mutinerie à Antananarivo : l’armée prépare-t-elle l’assaut ?

Forces de l'ordre déployées le 17 novembre 2010 à Antananarivo. © AFP

Le gouvernement malgache a demandé à la population d'évacuer les environs du camp militaire où un groupe d'officiers mutins sont retranchés depuis mercredi.

Le temps de la négociation semble terminé à Madagascar. Dans un message écrit diffusé sur la télévision publique malgache, le gouvernement a demandé « aux familles » qui habitent à l’intérieur et « dans les environs » du camp militaire d’Ivato, où sont retranchés un groupe d’une vingtaine d’officiers mutins depuis mercredi, « de quitter momentanément les lieux, et de rejoindre un endroit plus sûr ». Cette caserne abrite notamment des bâtiments où vivent de nombreuses familles de militaires et un petit village y fait face.

En milieu de matinée vendredi, la situation était calme aux abords du camp. Aucun déploiement de militaire n’était visible mais quelques boutiques étaient restées closes.

Le groupe de militaires mutins, dirigé par le général Noël Rakotonandrasana, avait affirmé mercredi avoir « suspendu toutes les institutions », en plein référendum visant à faire adopter une nouvelle Constitution. Mais il ne semble contrôler rien d’autre que son camp militaire, situé à proximité de l’aéroport.

Déterminés

Jeudi, le groupe d’officiers s’était déclaré prêt à continuer la mutinerie. « Rien ne va plus à Madagascar, ça ne peut plus continuer », avait lancé le général Rakotonandrasana. « Pour l’instant nous n’avons pas l’intention de nous battre entre nous [au sein de l’armée]. Ça passera par des négociations », avait-il pourtant ajouté.

Des discussions ont eu lieu, tout au long de la journée, entre les rebelles et, vraisemblablement, l’armée régulière.

Par ailleurs, le « oui » au référendum sur la nouvelle Constitution (qui permettrait notamment à Andry Rajoelina de se porter candidat à la présidentielle) est largement en tête à Antananarivo avec 80,48 % des suffrages exprimés et 40,07 % de participation, selon des résultats provisoires.

Les trois mouvances politiques d’opposition à Andry Rajoelina (celles des anciens présidents Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy) avaient appelé à boycotter le scrutin. (avec AFP)

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