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Élections centrafricaines : Bangui attend les candidats

Par Jeune Afrique

Les Centrafricains se rendront aux urnes le 23 janvier. © AFP

Le 20 janvier, à trois jours des élections législatives et présidentielle, plusieurs rumeurs ont annoncé des meetings politiques dans la capitale centrafricaine. Mais les électeurs de Bangui ont finalement dû attendre le dernier jour de la campagne, ce vendredi, pour les grands-messes des candidats.

Les élections législatives et présidentielle ont lieu le 23 janvier. Mais le 20 janvier, « Bangui la coquette » – comme l’indiquent des lettres lumineuses installées sur l’une des collines qui entourent la ville – ne s’était toujours pas transformée en « Bangui la noceuse ». La musique ne résonne pas, les affiches sont rares et les meetings « flottants ».

Dans la journée, la rumeur promettait un rassemblement du président sortant et candidat à sa propre succession, François Bozizé, dans le quartier Fatima. Une tribune remplie de chaises en plastique a en effet été dressée sur une esplanade de terre battue. Mais ses partisans en tee-shirts oranges attendront en vain pendant plusieurs heures, à l’ombre de quelques arbres. On ne les préviendra pas, mais ils peuvent le constater : le président n’est pas là. François Bozizé vient de passer la journée dans des meetings à l’intérieur du pays et s’apprête à faire de même  vendredi 21 janvier, dernier jour de la campagne. Un ultime rassemblement est prévu en fin de journée au « stade 20 000 places », dans la capitale.

Patassé fait son "carnaval"

En attendant en vain Bozizé, on apprend qu’il se prépare quelque chose du côté de Martin Ziguélé, ancien Premier ministre et candidat du Mouvement pour la libération du peuple centrafricain (MLPC). Mais la rumeur est fausse : l’organisation du concurrent de Bozizé n’est pas improvisée. Sur internet, un tableau annonce avec précision son programme de campagne. Le 20 janvier, Ziguélé a lui aussi passé la journée à l’intérieur du pays. Son meeting de Bangui est prévu le 21, dans l’après-midi.

Dernier flottement de campagne avec Ange-Félix Patassé, lui aussi en course pour la présidentielle – il y a en tout cinq candidats, les deux autres étant l’ancien ministre de la Défense Jean-Jacques Démafouth et celui investi par le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), Émile Gros Nakombo. Annoncé pour le matin, puis pour le début de l’après-midi, le meeting de l’ex-chef de l’État (de 1993 à 2003) au « stade 20 000 places » n’aura finalement pas lieu. Empêché, dit son entourage, par les autorités. Ce qu’elles démentent. Au lieu d’un bain de foule dans une arène, l’homme au nœud papillon – jaune et noir ce jour-là – s’offrira un « carnaval », toujours selon son entourage. Pendant plus de cinq heures, un hummer noir l’a fait circuler dans Bangui. Lui, debout à l’avant du véhicule, le buste dépassant par le toit ouvrant, regarde la cohue, tenant parfois la bible en main. Quelques bus bondés de jeunes le précèdent et le suivent. Sur le bas côté, des curieux s’arrêtent. Certains portent des tee-shirts à l’effigie des autres candidats. Comme des supporters en mal de match, que la journée du 21 janvier devrait combler.

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