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Une Italienne enlevée par des hommes en armes dans le sud de l’Algérie

Le désert algérien près de Djanet. © AFP

Des membres présumés d’Aqmi ont enlevé mercredi une touriste italienne dans la région de Djanet. Ils auraient déjà quitté l’Algérie.

Encore un coup d’Al-Qaïda au Maghreb islamique ? Pour l’instant, personne n’a revendiqué l’enlèvement d’une touriste italienne dans le sud de l’Algérie, dans la zone désertique d’Alidena (130 km au sud de Djanet, la principale ville du sud-est du pays, elle-même située à 2 300 km d’Alger non loin de la frontière avec la Libye). Mais tout porte à croire que la nébuleuse terroriste a encore frappé.

Il s’agit en tout cas du premier Occidental à être kidnappé depuis huit ans dans cette zone algérienne du Sahel. À l’époque, entre la mi-février et la mi-mars 2003, 32 touristes européens voyageant en plusieurs groupes avaient été enlevés dans le Sahara algérien par des combattants islamistes. Tous les otages avaient été libérés dans le nord du Mali, au plus tard en août de la même année.

Le chauffeur et le guide libérés

Âgée de 56 ans, l’Italienne a été kidnappée mercredi vers 18h00 locales (17h00 GMT) par « quatorze hommes, qui circulaient à bord de deux Toyota station », selon des sources sécuritaires dans la région. Son chauffeur et son guide ont ensuite été libérés. Le ministère italien des Affaires étrangères s’est contenté d’indiquer que des « vérifications étaient en cours » sur cette information.

Selon l’agence algérienne APS, les ravisseurs ont autorisé leur otage à avertir grâce à leur téléphone cellulaire (Thuraya) le patron de l’agence de voyages qui avait organisé son séjour et qui a aussitôt donné l’alerte. Les recherches menées par l’armée algérienne n’ont rien donné. Les ravisseurs « sont probablement sortis du territoire national », ont indiqué les sources sécuritaires.

Évacuation urgente de deux Espagnols

L’Espagne a par ailleurs fait évacuer d’urgence deux de ses ressortissants du nord du Mali, en leur évitant « un risque imminent » d’enlèvement, selon des sources humanitaire et administrative.

Le 7 janvier, en plein centre de Niamey, Aqmi avait enlevé deux jeunes Français, tués le lendemain lors d’une opération de sauvetage franco-nigérienne en territoire malien. L’un est décédé d’un tir « à bout touchant » des ravisseurs, l’autre des suites de l’incendie du véhicule dans lequel il était prisonnier. (Avec AFP)

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