Fermer

Tentative de coup d’État à Kinshasa

Joseph Kabila. © AFP

Une attaque armée visant le convoi du chef de l'État Joseph Kabila s'est produite en République démocratique du Congo. Les militaires en civil auteurs du coup de force s'en sont pris après à sa résidence.

Une tentative de coup d’État a eu lieu à Kinshasa, en République démocratique du Congo, dimanche. Le convoi présidentiel puis l’une des résidences du chef de l’État congolais, Joseph Kabila, à la Gombe, ont été attaqués par des militaires en civil, selon nos informations.

Six hommes parmi le groupe d’assaillants non identifié ont été tués par la garde républicaine, selon le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende.

« Six assaillants ont été tués, quelques uns ont été faits prisonniers. Les assaillants étaient lourdement armés. Le président était dans les environs », a-t-il déclaré à l’AFP. Le porte-parole du gouvernement a confirmé que le coup d’État avait échoué et que Joseph Kabila « allait bien ».

Le calme revenu

« Maintenant c’est calme dans la ville », a d’ailleurs assuré Lambert Mende.

« Cette opération ressemble assez à une tentative de s’en prendre à la personne du chef de l’État […] Les institutions sont aux commandes, le pays tourne normalement », a-t-il déclaré à la Radio télévision nationale congolaise (RTNC).

Des militaires de la garde républicaine patrouillaient à pied par petits groupes ou bien étaient postés à certains carrefours dans les environs de la demeure présidentielle, un quartier où se trouvent des ambassades et résidences d’ambassades, ont constaté des journalistes.

Des blindés légers et un char d’assaut circulaient également dans le quartier, qui n’était toutefois pas fermé à la circulation.

Vers 13h30, des tirs sporadiques d’armes automatiques, par rafales et au coup par coup, avaient été entendus pendant une vingtaine de minutes.

Le président Joseph Kabila « était dans sa résidence » à ce moment-là, mais « les assaillants n’ont pas franchi la deuxième barrière » d’accès au bâtiment. « Il n’y a eu aucun dommage à la résidence », a affirmé M. Mende, ajoutant qu’il s’agissait de la résidence principale de M. Kabila.

Joseph Kabila est au pouvoir depuis l’assassinat de son père, Laurent-Désiré Kabila, en 2001. L’élection présidentielle doit se tenir en novembre 2011. Une récente révision constitutionnelle a institué le scrutin uninominal à un tour. (Avec agences)

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici