Fermer

RDC : le réacteur nucléaire de Kinshasa « se porte bien »

Un policier protège le réacteur nucléaire du Cren à Kinshasa, le 14 mars 2011. © AFP

Au moment où le Japon est confronté à la plus grande crise nucléaire civile de son histoire, tous les gouvernements utilisant cette technologie essaient de rassurer leurs citoyens. Et la République démocratique du Congo (RDC) ne fait pas exception.

Construit en 2004 pour la recherche, le réacteur nucléaire de Kinshasa ne présenterait aucun danger, selon les autorités de RDC. Il est à l’arrêt à cause d’un manque de « pièces de rechange », notamment un pupitre de commande numérique d’un coût d’environ trois millions de dollars, a expliqué lors d’une conférence de presse le Pr. Vincent Lukanda Muamba, commissaire général du Centre régional d’études nucléaires (Cren) de l’université de Kinshasa.

Capacité d’un mégawatt

Les ingénieurs congolais assurent que leur réacteur, de type Triga Mark II d’une capacité d’un mégawatt, est totalement inoffensif. Selon le Cren, il est plongé dans une piscine d’eau déminéralisée et son cœur est entouré d’un écran de protection biologique constitué d’une colonne d’eau de sept mètres et d’un béton baryté.

« Nous sommes en bonne coopération avec l’AIEA. Chaque année, il y a des inspecteurs qui viennent ici pour des contrôles », ajoute le Pr Muamba, qui se félicite de n’avoir « jamais eu d’incident nucléaire » depuis la construction du réacteur en 1972.

Certes, « les catastrophes naturelles sont imprévisibles », reconnaît le chercheur. Mais il assure que le réacteur de Kinshasa a été bâti « dans un milieu non sismique, loin de l’océan », ce qui le met à l’abri des accidents nucléaires comme ceux de Fukushima au Japon. (Avec AFP)

Retrouver ici le reportage de notre envoyée spéciale : "Au coeur du centre d’études nuclaires de Kinshasa".

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici