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Côte d’Ivoire : le camp Gbagbo considère la violence comme « une voie sans issue »

Miliciens soutenant Alassane Ouattara filtrant un barrage à Abobo. © AFP

Au lendemain de la demande de la Cedeao pour un renforcement de l'Onuci en Côte d'Ivoire, le camp de Laurent Gbagbo continue ses critiques contre la mission onusienne et propose ses solutions de sortie de crise.

Mis à jour à 15h00

Nouveau leitmotiv de Laurent Gbagbo, un dialogue inter-ivoirien a été de nouveau proposé par son porte-parole, Ahou Don Mello, pour résoudre la crise postélectortale. « Il faut arrêter la violence, c’est par le dialogue qu’on peut s’en sortir. La force ne va pas régler le problème, la force est une voie sans issue, de non sagesse », a estimé le représentant du gouvernement Gbagbo.

« Notre objectif est de rester dans le cadre de l’Union africaine, avec un Haut représentant, véritablement neutre, qui ouvre un dialogue inter-ivoirien. On souhaite sa nomination le plus rapidement possible », a-t-il ajouté.

Il répondait à une question sur la requête présentée par la Communauté économique des États  d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) jeudi 24 mars, réclamant un renforcement de la mission onusienne en Côte d’Ivoire. Il a qualifié d’ « un peu absurdes » les demandes de sanctions « plus contraignantes » à l’encontre de Laurent Gbagbo. Selon lui, l’ONU « veut protéger les civils en envoyant des bombes sur eux, comme en Libye ». Car « l’Onuci est partisane » et « on a besoin d’un arbitre impartial qui ne prenne pas position », a-t-il poursuivi.

Le porte-parole du gouvernement a par ailleurs assuré qu’ « il ne peut pas y avoir de discussions sans concessions ». Mais que « le partage du pouvoir n’est pas la solution ».

Création d’une commission d’enquête internationale indépendante par l’ONU

L’ONU a certifié les résultats du scrutin présidentiel du 28 novembre et a reconnu, comme l’ensemble de la communauté internationale, la victoire d’Alassane Ouattara, considéré comme le président élu de la Côte d’Ivoire.

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a par ailleurs décidé vendredi 25 mars de créer une commission d’enquête internationale indépendante sur les violations qui auraient été commises depuis la présidentielle de fin novembre. Une résolution en ce sens, initiée par le groupe des pays africains, a été adoptée par consensus des 47 membres du Conseil.

Le texte réclame « une commission d’enquête internationale et indépendante, nommée par le président du Conseil […] afin de mener des investigations sur les faits et les circonstances concernant des allégations de sérieux abus et violations des droits de l’homme ». Il s’agit « d’identifier les responsables de ces actes et de les traduire en justice ». Il recommande aussi que l’Assemblée générale de l’ONU transmette ces résultats à « toutes les instances pertinentes ». Cela pourrait concerner, selon un diplomate occidental, la Cour pénale internationale (CPI). (avec AFP)

 

 

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