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Côte d’Ivoire : l’armée de Ouattara marche sur Yamoussoukro, San Pedro et Abidjan

Des combattants pro-Ouattara, le 29 mars 2011 à Duékoué, dans l'Ouest ivoirien. © AFP

Après avoir pris le contrôle de Tiébissou, à 40 km de Yamoussoukro, les forces pro-Ouattara avancent désormais sur la capitale politique de la Côte d’Ivoire. Plus à l’ouest, elles ne sont plus qu’à 130 km du port stratégique de San Pedro. Et à l'est, elles sont déjà dans la région de l'Agnéby, à 90 kilomètres d'Abidjan.

L’avancée de l’armée d’Alassane Ouattara semble ne plus rencontrer de grande résistance de la part des Forces de défense et de sécurité (FDS, pro-Gbagbo). Les combattants fidèles au président élu se sont emparés mercredi en milieu de journée de la ville de Tiébissou, à 40 km de Yamoussoukro, après des combats qui avaient débuté à 2 heures du matin.

« Ce sont les Forces républicaines [FRCI, pro-Ouattara] qui contrôlent Tiébissou. Le commandant Ousmane Chérif est entré dans la ville sous la clameur des populations », a indiqué un habitant. « Les tirs ont cessé [en début d’après-midi, NDLR] et actuellement, les Forces républicaines défilent dans la ville. Certains sont dans des 4X4, d’autres à pied », a confirmé une résidente.

 

La carte des combats

Faible résistance

En début d’après-midi, un correspondant de l’AFP a vu des combattants pro-Ouattara quitter leur fief de Bouaké à bord de véhicules 4X4 surmontés d’une mitrailleuse pour prendre la route du sud. « On s’en va maintenant à Yamoussoukro », a lancé l’un d’eux.

Par ailleurs, à l’ouest du pays, les FRCI ont pris le contrôle de Soubré, ville située à 130 km au nord de San Pedro, le plus important port d’exportation de cacao du monde. Enfin, selon nos informations, les troupes du président élu sont désormais dans la région de l’Agnéby, à seulement 90 kilomètres d’Abidjan, où elles pourraient arriver avant le week-end. Là encore, la progression des combattants pro-Ouattara semble ne pas rencontrer une forte résistance. La volonté du président sortant Laurent Gbagbo d’enrôler des jeunes civils inexpérimentés dans les forces qui lui sont fidèles apparaît de plus en plus comme un palliatif au manque de motivation de ces dernières.

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