Niger : un nouveau gouvernement aux couleurs du PNDS

Par Jeune Afrique

Le président nigérien Mahamadou Issoufou lors de son investiture, le 7 avril 2011 à Niamey. © AFP

Constitué jeudi 21 avril, le gouvernement du nouveau président Mahamadou Issoufou est essentiellement composé de membres du PNDS, le parti au pouvoir. Mais les alliés du second tour de la présidentielle y trouvent également leur place.

Il aura fallu trois semaines au nouveau président nigérien Mahamadou Issoufou pour constituer son gouvernement. Sans surprise, les 23 nommés sont essentiellement issus du parti au pouvoir, à l’image de Bazoum Mohamed, un des vice-présidents du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS), qui devient ministre des Affaires étrangères pour la troisième fois de sa carrière.

Sept femmes

Le PNDS se voit donc confier la plupart des portefeuilles clés. Il en est ainsi des Mines et de l’Énergie, secteurs cruciaux dans un pays sahélien riche en uranium. Après l’avoir dirigé au début des années 1990, Foumakoye Gado reprend la tête de ce ministère. Karidjo Mahamadou et Ouhoumoudou Mahamadou, également membres du PNDS, héritent respectivement de la Défense et des Finances.

Mais les alliés du second tour de la présidentielle du 12 mars ne sont pas oubliés. Amadou Boubacar Cissé, un ex-Premier ministre candidat malheureux du premier tour, rallié au second à Mahamadou Issoufou, devient ministre du Plan. En signe d’ouverture, l’Intérieur est confié à Abdou Labo, un proche de l’ex-président Mahamane Ousmane qui, arrivé quatrième au premier tour, avait rejoint l’alliance anti-Issoufou de Seïni Oumarou. Ce dernier a reconnu la victoire de son adversaire, mais il a préféré décliner son offre de participation au gouvernement. Sept femmes et un membre de la société civile ont également intégré la nouvelle équipe gouvernementale.

Hama Amadou au perchoir

Quant à Hama Amadou, ex-Premier ministre de 2000 à 2007 sous le régime du président déchu Mamadou Tandja, et allié de Mahamadou Issoufou, il avait été élu mardi président de la nouvelle Assemblée nationale, dominée par la coalition présidentielle.

L’investiture de Mahamadou Issoufou, le 7 avril dernier, a mis officiellement fin à la transition militaire débutée le 18 février 2010 par le putsch contre l’ex-président Mamadou Tandja. À peine investi, le président nommait le discret Brigi Rafini au poste de Premier ministre. Le choix de cet énarque touareg, est apparu comme une volonté d’apaiser les revendications de cette communauté marginalisée. De 2007 à 2009, une révolte armée de jeunes Touaregs d’Agadez réclamait une meilleure « insertion » dans l’administration et une « juste répartition » des revenus de l’uranium extrait dans leur zone.

Brigi Rafini avait récemment rejoint le PNDS. Son ancien parti, le RDP, longtemps allié du président déchu Mamadou Tandja, a finalement soutenu la candidature de l’opposant de toujours, Mahamadou Issoufou, au second tour de la présidentielle. (avec AFP)
 

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