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G8 – Libye : la Russie favorable au départ de Kadhafi

Dmitri Medvedev et Barack Obama, à Deauville. © Reuters

Moscou, qui pourrait mener une médiation dans la crise libyenne, a signé la déclaration du G8 réclamant le départ de Mouammar Kadhafi.

« Mouammar Kadhafi doit quitter le pouvoir. » Finalement, la Russie s’est rangée vendredi 27 mai derrière cette injonction des dirigeants occidentaux qui réclament le retrait du numéro un libyen, en paraphant la déclaration finale des leaders mondiaux réunis en somment du G8 à Deauville (France).

« Nous pensons que le colonel Kadhafi a perdu sa légitimité au regard de ses actions, a ajouté Sergueï Riabkov, vice-ministre russe des Affaires étrangères. Bien entendu, nous avons besoin de l’aider à partir », a-t-il précisé.

Le président Dmitri Medvedev a même affirmé à l’issue du G8, que « le monde ne considère plus Mouammar Kadhafi comme le leader libyen ».

« Kadhafi et le gouvernement libyen ne sont pas parvenus à assumer leur responsabilité de protection du peuple libyen et ont perdu toute légitimité. Il n’a pas d’avenir dans une Libye libre et démocratique. Il doit partir », dit le texte adopté par le G8.

Médiation

Jeudi, la Russie avait affirmé en effet avoir été saisie par les Occidentaux, mais aussi par Tripoli, d’une demande de médiation dans le conflit libyen. « Des demandes ont été exprimées pour que la Russie assume un rôle de médiateur dans le but de régler la situation en Libye », avait dit à la presse Natalia Timakova, porte-parole du président Dmitri Medvedev.

Vendredi, le président russe a annoncé l’envoi d’un émissaire à Benghazi, tandis que Nicolas Sarkozy reconnaissait un « besoin de la Russie » dans la crise libyenne, sans employer pour autant le terme précis de « médiation ».

La Russie avait jusqu’à présent vivement critiqué l’intervention militaire de l’Otan, jugeant que les Occidentaux détournaient le sens d’une résolution de l’ONU autorisant initialement une intervention pour protéger les populations civiles. (avec AFP)

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