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France – Côte d’Ivoire : Paris propose à Abidjan de rénover leurs accords de défense

Gérard Longuet et le secrétaire d'Etat ivoirien à la défense Paul Koffi à Abidjan le 26 juin. © AFP

À l'instar de ce qu'elle a déjà fait avec d'autres pays du continent, la France veut renégocier ses accords de défense et de coopération militaire datant de l'époque d'Houphouët-Boigny avec la Côte d'ivoire. Aucun allègement de la présence française n'est cependant prévue ni souhaitée dans l'immédiat.

En visite en Côte d’ivoire, le ministre français de la Défense Gérard Longuet a proposé de revoir les accords de coopération et de défense – et leurs fameuses clauses secrètes – signés en 1961 au lendemain de l’indépendance. « Nous avons rénové ces accords dans huit autres pays africains. Nous proposons au gouvernement de les rénover tout autant entre la France et la Côte d’Ivoire après un demi-siècle de fonctionnement », a-t-il souligné.

« J’ai transmis » à Alassane Ouattara « un projet pour commencer à réfléchir » à cette question, a-t-il poursuivi, sans plus de détail. Seule information délivrée par le président Nicolas Sarkozy en personne, la France devrait tout au plus conserver un jour en Côte d’Ivoire un contingent de 200 à 250 soldats seulement, contre environ 900 aujourd’hui. Ceux qui sont aujourd’hui présents dans le pays font partie de la force Licorne. Mais Ouattara s’est prononcé le mois dernier pour la réactivation de la base du 43e Bataillon d’infanterie de marine (BIMa), dissous en juin 2009.

Intervention "à la demande"

Paris interviendra, « à la demande » des autorités ivoiriennes, « sur le terrain de la formation, de la coopération », a expliqué Longuet, qui a évoqué la disponibilité de la France à recevoir « des officiers ou des sous-officiers » dans ses écoles. « C’est la coopération traditionnelle qui reprend sa dimension, en essayant ensemble de réfléchir à ce que doit être une armée nouvelle compte tenu des menaces nouvelles », a-t-il ajouté.

Or les menaces nouvelles viennent désormais du camp pro-Ouattara lui-même. Les exactions commises par les FRCI continuent d’être commises et sont dénoncées par l’Onuci et les associations de défense des droits de l’homme. La réorganisation des forces armées ivoiriennes est l’un des chantiers les plus urgents du premier mandat de Ouattara. (avec AFP)

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