Côte d’Ivoire – Opération Anaconda : la mise au point de Laurent Alvarez

Par Jeune Afrique

Des éléments de l'ex-comzone Wattao seraient impliqués dans l'Opération Anaconda. © Sipa

Laurent Alvarez, dont l’arrestation avait été annoncée dans la presse, affirme preuves à l’appui qu’il n’en a rien été, contrairement à ce qu’affirmaient des sources policières haut placées à l’aéroport d’Abidjan.

Laurent Alvarez, cadre français opérant dans la sûreté aéroportuaire, a tenu à informer Jeune Afrique qu’il n’a pas été arrêté le 20 août en Côte d’Ivoire, comme annoncé dans la presse. M. Alvarez, qui nous a fait parvenir son billet d’avion, n’est arrivé à Abidjan que le 21 août. Il devait prendre le poste de directeur d’exploitation de la société de Sophia Airlines, appartenant à Frédéric Lafont et géré par son épouse, Louise Kodo Lafont. Pris en charge par un employé de la compagnie aérienne, M. Alvarez a été hébergé dans une des villas appartenant à Frédéric Lafont près de l’aéroport d’Abidjan.

Le 21 août à l’hôtel Wafou, il a rencontré le colonel Charaux, un autre cadre du groupe Lafont, qui lui a fait part de son arrestation par des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et lui a demandé d’agir avec la plus grande prudence. Lorsque la presse nationale a annoncé son arrestation, deux jours plus tard, Laurent Alvarez a été reçu, à sa demande, par un colonel français des services de l’ambassade à Abidjan. Ne se sentant pas en sécurité, il a quitté, dans la nuit du 24 au 25 août, le territoire ivoirien pour la France.

« J’ai fait l’objet d’une cabale de personnes qui ne voulaient pas de mon arrivée en Cote d’Ivoire », affirme Laurent Alvarez. Il semble, en effet, que les affaires (transport aérien et sécurité) de Frédéric Lafont, qui ont prospéré sous la présidence de Laurent Gbagbo, fassent l’objet de convoitise de la part de cadres ou d’anciens cadres du groupe Lafont à Abidjan. Laurent Alvarez fait savoir qu’il décline aujourd’hui le poste pour lequel il était venu en Côte d’Ivoire, les conditions n’étant pas assurées pour qu’il mène sa mission à bien.

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