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RDC : Kabila fier de son mandat

Par Jeune Afrique

Le président de RDC Joseph Kabila présente son programme politique, le 14 septembre 2011. © AFP

Le président Joseph Kabila a jugé mercredi son bilan comme étant "plutôt positif". Candidat à la présidentielle de novembre 2012, il entend mettre l’accent sur l’éducation et faire de la RDC "un pays émergent".

« Sans fausse modestie », le président congolais Joseph Kabila s’est dit fier de son mandat, qu’il a jugé mercredi comme « plutôt positif ». « En cinq ans, nous avons fait avancer ensemble le Congo. Avec votre concours, pour l’essentiel, j’ai tenu mes promesses », a-t-il déclaré.

Alors qu’il vient d’annoncer sa candidature officielle pour l’élection présidentielle du 28 novembre 2011, le chef de l’État s’est exprimé devant quelque 3000 membres de la Majorité présidentielle (MP) réunis sous un chapiteau, depuis sa ferme de Kingakati, à 70 km environ de la capitale congolaise.

Sur la question de l’instabilité de l’est du pays, qui abrite des groupes armés et reste le théâtre de tensions récurrentes, le président congolais a, pour sa part, jugé qu’il n’y avait « plus d’incendie à l’est, sinon quelques brasiers ».

S’il avait placé son premier mandat sous le signe de la pacification et la reconstruction, après deux guerres successives (1996-1997, 1998-2003) qui avait ruiné le pays, Joseph Kabila entend, s’il venait à être réélu, faire de la RDC « un pôle d’intelligence et de savoir faire, un vivier de la nouvelle citoyenneté et de la classe moyenne, un grenier agricole, une puissance énergétique, un pôle économique et industriel, une terre de paix et de mieux-être, une puissance régionale au coeur de l’Afrique ».

Éducation, corruption et pauvreté

Autre priorité selon le candidat : l’agriculture. « Sur 80 millions d’hectares arables disponibles, 11 millions seulement sont aujourd’hui mis en valeur ». Le chef de l’État souhaite donc une « importante transformation » du monde rural, « épicentre de la pauvreté ». « Nous entendons faire de l’éducation de la formation à la citoyenneté la première de nos priorités », a-t-il promis, appelant à « la formation aux valeurs républicaines et morales ».

Élu en 2006, Joseph Kabila avait succédé à son père Laurent-Désiré Kabila, assassiné le 16 janvier 2001. Le président affrontera, lors de l’élection pour laquelle il est donné favori, une douzaine d’autres candidats, et notamment  Etienne Tshisekedi, Vital Kamerhe, et Léon Kengo wa Dondo.

Le futur président aura fort à faire, pour lutter contre le fléau de la pauvreté en RDC. Plus de 75% des 62 millions d’habitants vivent aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté, alors que le pays est largement pourvu de nombreuses richesses naturelles (minerais, bois, pétrole, cours d’eau…).
En 2010, la RDC avait également été jugée par l’ONG Transparency International (TI) comme appartenant aux pays les plus corrompus, occupant la 164eme place sur près de 178 pays.

« La reconstruction du pays a bel et bien commencé », a pour sa part estimé Joseph Kabila, promettant « de faire du Congo un pays émergent ».

(Avec AFP)
 

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