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Marchand : « Remonter au classement pour défendre notre titre » de champion du Maroc

Avec Marchand, le Raja espère reprendre le chemin de la victoire. © AFP

Après plus de neuf mois d’inactivité, Bertrand Marchand a été nommé le 25 septembre entraîneur du Raja Casablanca (Maroc) avec pour objectif de défendre le titre de champion du Maroc. L’ancien sélectionneur de la Tunisie (juin-décembre 2010) va tenter de redonner confiance à une équipe éliminée de la Ligue des Champions et mal classée en championnat.

Il y a eu le Roumain Ilie Balaci, remercié le 13 septembre dernier. Il y aurait pu avoir Fathi Jamal, un des (nombreux) anciens sélectionneurs du Maroc, qui a finalement refusé l’offre. Le poste d’entraîneur du Raja Casablanca, dont la saison est mal partie, revient finalement à Bertrand Marchand (58 ans), qui a signé pour un an le week-end dernier.
« Je pouvais gagner le double dans le Golfe Persique »

Au chômage pendant près de dix mois après son éviction du poste de sélectionneur de la Tunisie, l’entraîneur français était en contact avec le Maroc depuis plusieurs mois. « En juin, j’avais eu un contact avec le WAC Casablanca, et un peu plus tard avec le Raja, juste avant la nomination de Balaci. Je n’avais pas donné suite au premier, je n’allais pas répondre favorablement au second juste après. Mais quand Abdeslam Hanat, le président du Raja, m’a recontacté il y a une quinzaine de jours, la situation était différente », explique-t-il.
Marchand a déjà entraîné les Tunisiens du Club Africain (2006-2007) et de l’Étoile du Sahel (2007-2008), avec une Ligue des Champions remportée en 2007. Il commence à bien connaître le Maghreb et s’y sent bien. « Je pouvais gagner le double au Qatar ou en Arabie Saoudite. Ce n’est pas une question financière, mais sportive : le Raja fait partie du Top 8 africain, et le renouveau du football marocain est évident. Cela se voit au niveau de sa sélection et de ses clubs. »

Quête de sérénité

Marchand est cependant conscient de la précarité de son job. « Je sais qu’en Afrique du Nord, l’espérance de vie d’un entraîneur va de trois à six mois », sourit-il. La sienne dépendra de sa capacité à redresser une équipe actuellement en quête de sérénité. « Elle en a besoin. Elle n’a plus gagné depuis plusieurs mois (le 21 mai dernier, NDLR). Grâce à la trêve internationale, je vais avoir un peu de temps pour travailler. Il va falloir remonter au classement pour défendre notre titre, détaille-t-il, déjà conscient de l’immense pression qui existe autour du club rajaoui, actuellement douzième (sur seize) au bout de trois journées de championnat. « On verra lors du mercato hivernal pour se renforcer et bien aborder la Ligue des Champions 2012… »

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