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Zambie : le « Cobra » décide de geler toutes les exportations de cuivre

Le président zambien Michael Sata, le 23 septembre 2011 à Lusaka. © AFP

Le nouveau gouvernement du président Zambien Michael Sata a décidé jeudi de geler toutes les exportations de cuivre. Le but de la mesure : vérifier les déclarations des entreprises et mettre en place une taxe à l’export.

Deux semaines après son accession au pouvoir, Michael Sata, alias le Cobra, a décidé d’opter pour une mesure de taille. Ce sont toutes les exportations de métaux zambiens qui sont gelés depuis jeudi. « Tous les permis d’exporter délivrés par le ministère (des mines) sont suspendus avec effet immédiat, dans l’attente de nouvelles directives du gouvernement », a expliqué le secrétaire permanent du ministère des Mines, Godwin Beene dans une circulaire diffusée à toutes les sociétés minières du pays.

L’objectif de cette disposition ? Permettre au gouvernement zambien de procéder à quelques vérifications. « Il semble qu’il y ait des doutes sur la quantité de cuivre produite et exportée », analyse Leon Myburgh, un analyste bancaire.

Impôts

« Ce que le gouvernement essaye de faire est d’améliorer les déclarations de l’activité à l’export, et par extension, de l’activité minière, ce qui débouchera probablement sur le paiement d’impôts », a-t-il ajouté.
« De nouvelles règles régissant l’exportation des minerais devraient être rendues publiques le 16 octobre », s’est contenté d’affirmer Godwin Beene.

Lors de sa campagne, le nouveau président Sata avait annoncé son intention d’en finir avec la politique fiscale accommodante de son prédécesseur. Il souhaitait établir une taxe forfaitaire de 25% sur les profits miniers. Comme le nouveau pouvoir avait promis des résultats visibles dès les premiers mois, cette mesure a comme objectif de rassurer la population quant à ses capacités d’action.

La Zambie peine à diversifier son économie dans le tourisme mais pour autant, le pays n’a jamais produit autant de cuivre : 691 000 tonnes de minerai en 2010 et 698 000 en 2009 selon Bureau mondial des statistiques des métaux (WBMS), soit 4,3% de la production mondiale. Une manne qui a permis au pays d’atteindre 7,6% de croissance en 2010, bien que 64% des quelque 13 millions d’habitants vivent encore dans le dénuement.

(Avec AFP)

 

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