Algérie : les trois coopérants enlevés « sont en vie » et détenus par Aqmi

Le palais présidentiel près de Tindouf, en Algérie. © Dominique Faget/AFP

Un médiateur affirme que les trois coopérants européens enlevés en Algérie le 29 octobre sont en vie et détenus par Al- Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Les trois coopérants européens enlevés le 23 octobre en Algérie « sont en vie », a affirmé un médiateur basé dans un pays d’Afrique de l’Ouest.

Enlevés à Hassi Rabuni, près de Tindouf (sud-ouest algérien), un secteur contrôlé par le Front Polisario qui abrite des camps de réfugiés sahraouis, les trois membres d’une ONG, – une Espagnole, une Italienne et un Espagnol – sont détenus par Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), selon ce médiateur.

« Les trois otages européens sont en vie. C’est l’un des ravisseurs, membre d’Aqmi qui nous a communiqué l’information », a-t-il affirmé. « Ils (Aqmi) ont dit qu’ils vont communiquer plus tard leurs revendications. Mais pour le moment, les otages sont bien en vie », a ajouté la même source.

Complicités sur place

Selon cette source, « les combattants d’Aqmi qui sont allés dans les camps de réfugiés du Polisario pour participer à l’opération d’enlèvement, n’étaient pas armés ». « Ils avaient des complices sur place dans les camps, membres et sympathisants d’Aqmi, qui ont fourni les armes et repéré les otages pour leur enlèvement », a ajouté la source interrogée.
« Nous savons que deux hommes armés et portant l’uniforme du Polisario ont laissé partir les véhicules qui transportaient les otages », a encore précisé la source.

L’enlèvement d’otages dans une zone siège de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), représentation politique des sahraouis soutenue par l’Algérie, s’il n’a pas été revendiqué par AQMI montre sa large implantation  dans la région, et a suscité la colère du Front Polisario.

Acte terroriste

L’enlèvement des trois Européens est un « acte terroriste » contre le Polisario qui « continue de souffrir du terrorisme de l’État marocain », a affirmé samedi son président Mohamed Abdelaziz.

Le Front Polisario a affirmé que les ravisseurs d’Aqmi étaient venus du Mali et qu’ils avaient ramené leurs otages dans ce pays, ce que les autorités maliennes ont vigoureusement démenti.

(Avec AFP)
 

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