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Affaire Bourgi : l’enquête préliminaire classée sans suite

En s'accusant d'avoir porté des valises, Bourgi savait qu'il ne risquait pas grand chose... © Gonzalo Fuentes/Reuters

Les accusations de financements occultes concernant la Françafrique portées par l'avocat Robert Bourgi avaient provoqué l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet de Paris. Qui l'a classée sans suite, essentiellement en raison d'un délai de prescription.

Comme prévu, l’enquête préliminaire qui avait été ouverte par le parquet de Paris suite aux accusations de Robert Bourgi sur la Françafrique a été classée sans suite. Fort habilement, l’avocat et héritier des réseaux Foccart ne s’était épanché que sur ses dossiers a priori protégés par un délai de prescription.

« Les allégations de M. Bourgi ne peuvent être confortées par un quelconque élément de preuve susceptible de motiver des investigations », a indiqué une source judiciaire. « À supposer que les remises de fonds soient avérées, en raison de la période visée (1997-2005), l’infraction serait prescrite », a-t-elle précisé.

Dans une interview à l’hebdomadaire Le Journal du Dimanche, publiée le 11 septembre, Bourgi avait allégué avoir remis personnellement des mallettes de devises provenant de plusieurs présidences africaines à des hommes politiques français, dont l’ancien président Jacques Chirac et l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin pour un montant de quelque 20 millions de dollars. Autre destinataire présumé de ces fonds occultes, selon l’avocat : l’ex-leader du Front national Jean-Marie Le Pen, qui a porté plainte contre lui.

Lire notre dossier "Bourgi : tempête sur la Françafrique", ici.

(Avec AFP)

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