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Algérie : une loi contre le retour en politique des islamistes du FIS

Par Jeune Afrique

Un vote à main levée au parlement algérien en 2008. © AFP

Les députés algériens ont voté une loi interdisant à toute personne "responsable de l’exploitation de la religion" ayant pris part à la guerre civile de fonder un parti politique. Objectif : empêcher les islamistes du FIS de revenir par la petite porte en politique.

Après les succès des partis islamistes en Tunisie, en Égypte ou au Maroc, le pouvoir algérien a pris peur. Mardi 6 décembre, 287 députés sur les 389 que compte l’Assemblée nationale dominée par le Front de libération nationale (FLN, 136 députés) et le Rassemblement national démocratique (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia, ont voté en faveur d’une loi sur la création des formations politiques. Un texte qui empêche tout retour des islamistes du Front islamique de Salut (FIS) sur la scène politique.

Hanté par un possible retour en force sur la scène politique du FIS, qui était en passe de remporter une victoire écrasante aux élections législatives en 1992, et dont la dissolution a plongé le pays dans la guerre civile, les députés ont maintenu l’interdiction à toute « personne responsable de l’exploitation de la religion ayant conduit à la tragédie nationale » (la guerre civile) de fonder un parti politique ou de participer à sa création.

De plus, un amendement stipule que cette interdiction s’applique également à tout individu ayant pris part à des actes terroristes ou préconisé une politique de violence contre l’État.

Ce projet de loi s’inscrit dans le cadre des réformes décidées par le président Abdelaziz Bouteflika dans la foulée des révolutions arabes et des protestations qui ont émaillé l’Algérie durant l’année 2O11.

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